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STYLE : J-Rock

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L Arc-en-Ciel - Ark - 1999

1Forbidden Lover
2Heaven's Drive
3Driver's High
4Cradle
5Dive To Blue
6Larva
7Butterfly's Sleep
8Perfect Blue
9Shinjitsu To Gensou To
10What Is Love
11Pieces

      Jerome


29/10/2006    

Après cinq albums plus ou moins bons, plus ou moins intéressants, L’Arc-en-Ciel (appelé également L’Arc ou Laruku) sort, un beau jour de Juillet 1999 (le premier pour être précis), deux albums dénommés Ark et ‘Ray’. Le succès est immédiat, à tel point que Ark restera premier de l’Otacon (équivalent nippon du Billboard Magazine des Américains) et ‘Ray’ second pendant deux semaines consécutives.
Ces deux derniers ne sont pas un album double comme on a pu le voir avec les deux ‘Use Your Illusion’ des Guns N’Roses, ‘Load/Reload’ de Metallica (le second étant des chutes studio des premiers, vous parlez d’une arnaque…) ou plus récemment ‘Mezmerize/Hypnotize’ de System of A Down, Ark et ‘Ray’ étant deux albums à part entière, qui auraient pu aisément être sortis séparément.
C’est donc à cette époque que L’Arc atteint son pic de popularité et de notoriété, malgré les critiques mitigées à l’égard de ‘Ray’.

Cette popularité est uniquement due (dans un premier temps), à des tubes imparables, sortis en single, qui tournaient en boucle sur les radios nippones. En premier lieu, Dive To Blue (sorti presque un an et demi avant l’album!), la voix de Hyde fait mouche de nouveau, les riffs et solo de Ken font merveille, la ligne de basse de Tetsu surprend et Yukihiro assure un rythme soutenu derrière les fûts (ne lui demandez pas d’accélération à la Dave Lombardo, il n’est pas là pour ça), le tout soutenu par une mélodie terriblement efficace et entêtante, ça ne pouvait être qu’un succès! Toujours en 1998 (six mois plus tard en fait), Laruku sort un autre single, Forbidden Lover, qui reste un morceau plus envoûtant, plus triste, plus lent, qui se voudrait majestueuse, le refrain est accrocheur et plutôt entêtant, Hyde chante dans un autre registre, plus haut, plus technique, il en ressort une des chansons les plus intéressantes de l’albums.
Dans le cas de Heaven’s Drive, on arrive à une des chansons les plus populaires de L’Arc-en-Ciel, souvent citée parmi la préférée des fans, dans un registre plus Rock’N’Roll que le leur, avec la part belle aux parties de guitare, un riff simple mais efficaces, des arpèges classieux, un solo supersonique, un refrain terriblement accrocheur, un chant plus énervé, en bref, vous avez là une des meilleures du groupe et une des préférées de la plupart de la masse des fans (c’est une de mes préférées aussi). Mais la plus populaire, et la plus connue hors de l’archipel nippon reste sans aucun doute Driver’s High, qui fera découvrir à des milliers de personnes (moi compris, et finalement, je ne le regrette absolument pas, au contraire même!) L’Arc-en-Ciel en étant l’opening (générique d’ouverture si vous voulez) de l’adaptation animée du manga GTO (qui était déjà un gros succès au Japon en support papier), mais n’allez pas croire que cela est suffisant pour que cette chanson devienne la préférée d’une grande partie des fans: elle le vaut vraiment, rien que le riff, tout simplement colossal, une mélodie terriblement trouvée, un chant juste dans le bon ton, un solo magique (dans le bon ton –ça devient presque une habitude!-, techniquement très satisfaisant, Ken faisant preuve d’une grande vélocité). Juste avant « Driver ‘s High » était sorti Pieces, une ballade tout ce qu’il y a de plus classique, avec une légère instrumentation classique (souvent utilisées dans les chansons douces en J-Pop et J-Rock) et deux soli, histoire d’être complet.

Outre des tubes monstrueux (même si je l’avoue, « Forbidden Lover » a eu un succès moins important que les trois autres, ce que je trouve justifié d’ailleurs) dont je viens de vous l’inventaire cher lecteur, L’Arc gâte l’auditoire que ce soit avec l’envoûtante Cradle, la surprenante Butterfly’s Sleep, avec un Hyde qui essaye tout son panel de tons ou presque, un Tetsu qui continue à écrire des lignes de basses intéressantes qui imposent son instrument au premier plan (qu’il essaye de glorifier à chaque album, comme il l’explique assez souvent, trouvant la basse trop en retrait dans le Rock) ou encore la très tropicale Perfect Blue (elle va très bien avec les plages d’Okinawa, où ils ont bien dû se réfugier).

Outre Larva (morceau instrumental à tendance techno, franchement dispensable, mais qui augure une partie du changement opéré sur ‘Real’, le huitième album du combo d’Osaka), L’Arc-en-Ciel réalise un sans faute intégral, répondant avec brio aux attentes de ceux qui sont intéressés par ce style de musique qu’est le J-Rock.
Ark est une référence incontestable du genre et de la discographie de l’Arc (leur meilleur album, mais bon, vous savez, les goûts et les couleurs…).


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