http://destination-rock.com/rockint/images/iwasmadeofyou.jpg

©Universal

STYLE : Hard Rock - WTF

DU MÊME ARTISTE :
































































Alice Cooper - Welcome 2 my Nightmare - 2011

1I Am Made of You
2Caffeine
3The Nightmare Returns
4A Runaway Train
5Last Man on Earth
6The Congregation
7I'll Bite Your Face Off
8Disco Bloodbath Boogie Fever
9Ghouls Gone Wild
10Something to Remember Me By
11When Hell Comes Home
12What Baby Wants
13I Gotta Get Outta Here
14The Underture

      StarChild


30/09/2011    

2011 WELCOME 2 MY NIGTMARE ...Chapitre doué...

Son génie, tout comme son destin ne se mesure pas. Alice Cooper est une singularité. Un être à part. Tel un Shakespeare ayant construit sa carrière hors des conventions, Alice est monstrueux. Monstrueux, parce qu’il a su s’inventer lui-même en édictant ses propres règles. Pour certains, cela s’appelle une identité. De plus, à son crédit, l’homme orchestre a fait école en quelques décennies. Il a même prouvé au monde que le temps n’avait pas d’effet sur sa capacité de création. Avec plus ou moins de réussite, soit. Pour autant, en matière de renouvellement, si un certain scepticisme est encore mesurable lors de la sortie d’un nouvel album, force est de constater que notre prêcheur reste un audacieux. En effet, chez notre homme, l’audace renferme bien plus de richesse sémantique que ce que l’on pourrait croire : Alice est libre. Il a impulsé ou exploré tous les genres musicaux. Fait la fête foraine à tellement de nos soirées, qu’il en est quasiment devenu l’intime. L’humour noir en prime. Seulement, un bémol nous faisait de l’ombre. Un de ses albums à l’effervescence schizophrénique nous avait laissé en suspend. Interdits. Bien sur, les billets d’excuses furent nombreux. L’alcool, la santé ou l’envie ne permirent pas qu’il y eu une suite au superbe album concept de 1975. Welcome to my Nightmare semblait devoir rester le testament d’une époque, d’une gloire à jamais disparue. Ne subsistait que peu d’espoir. Une rencontre. Persuader l’animal que le cauchemar n’était pas terminé. Bob Ezrin fut ce détonateur. Aussi, que son intervention soit sanctifiée.

Fin du grand sommeil ; Steven is back. D’ailleurs, ce ne sont pas les quelques notes de pianos lâchées dès l’introduction de ce nouvel album qui vous diront le contraire. En un seul titre, I Am Made of You, le trait d’union entre passé présent est consommé. Comme Alice, Steven semble avoir trouvé la lumière. La foi. Comme Vincent, il a grandit dans l’épreuve. Cependant, au-delà de cette gémellité évidente, c’est sur le cadre électro rock du morceau qu’il faudra s’arrêter un instant. Un crescendo lumineux d’intensité dans lequel la voix synthétisée d’Alice balaye tous les attendus, jusqu’à vibrer parfois d’une ferveur extatique. Par ailleurs, que dire du fantastique solo floydien de Steve Hunter en bouquet final, si ce n’est qu’il en dit long sur le retour à l’irréel de notre maître de cérémonie. En lever de rideau donc, une totale réussite. Mais qui pourra déplaire, selon le goût de chacun. Surtout aux nostalgiques. Quoi qu’il en soit, une entame choisie ne fait pas son entier. Cela, notre Mister Nice Guy le sait bien et ce qui va suivre ne sera pas soldé. Bien au contraire. D’un bout à l’autre de ce second train de nuit, l’alcool des mots sera aussi prenant que les pirouettes musicales qui nous manquaient tant. Libéré du « Cher effect », c’est donc avec un réel plaisir que l’on retrouve instantanément l’esprit seventies au travers d’un extrait de Caffeine haut de gamme, puis sur les rails d’un express plus fantôme que jamais. Déjanté, hystérique, Alice nous prouve ici qu’il n’a rien perdu de son goût pour la fantaisie, dès lors qu’elle soit fast and furious. D’aucuns diront, du Cooper dans le style.

Très présent vocalement, rejouant sur des nuances abandonnées depuis plusieurs années, Alice assure et rassure. Comme d’habitude, les refrains sont imparables. Passé maître dans l’art de composer des mélodies accrocheuses, de border chaque texte d’une ironie subtile, l’architecte de l’absurde sait qu’il est attendu au tournant. Last Man on Earth sera la réponse. Un billet d’humeur dans la lignée d’un Some Folks. Embarqué dans un délire aussi narratif que musical, entre Tim Burton et Tom Waits, nous voici de nouveau sur la scène du cabaret de l’irrationnel. Tuba, banjo et violon gipsy faisant bastringue. Enfin de l’illusion comme on l’aime et qui se termine sous des applaudissements malsains. Cette fois ci, le grand guignol est vraiment lancé. Comme d’habitude, Alice ne s’interdit aucun genre, aucune mode. Surf, garage punk, electro disco hilarant ou duo pop rageur avec Kesha en guest inattendue, l’artiste se joue de nous sur tous les registres et, une nouvelle fois, la magie opère. On est peut-être loin des incantations du premier chapitre, mais la filiation est indiscutable. Plus moderne, certes. Mais qui aurait pu se satisfaire d’une ressassé ? D’un clone hypocrite ? À 63 ans, le bateleur conserve toute sa curiosité. De l’improbable, il en fait sa chose (What Baby Wants). De l’évidence, il en fait un When Hell Comes Home glauque à souhait, s’attardant au passage sur la violence domestique. Alice est vivant. Moderne. Moins avant-gardiste qu’il ne le fut. Mais encore capable de nous faire croire à ses rêves, même un fois ce dernier opéra rock refermé.


Avis de la Team
Kanart
StarChild

Les internautes ont la parole! : 1 message(s)    Laisser un message

Ced  05/10/2011    avis

Des mélodies vraiment accrocheuses, une voix en verve et une production efficace saupoudrée de petites touches quasi electro du meilleur effet, il y a vraiment rien à redire : cet album est une réussite. L’ambiance est glauque et grand guignol (dans le bon sens du terme) à souhait. Du (très) grand Alice Cooper assurément.



Nombre de consultations
916

A Découvrir :



















© Tous Droits Réservés - http://www.destination-rock.com ® 2011
Radio partenaire : http://www.lagrosseradio.com/     Nb de visites : rencontres     Compteur :