 ©Candlelight
STYLE : black-metal psyché
DU MÊME ARTISTE :
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Enslaved - Isa - 2004
| 1 | Green Reflection (Intro) |
| 2 | Lunar Force |
| 3 | Isa |
| 4 | Ascension |
| 5 | Bounded by Allegiance |
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| 6 | Violet Dawning |
| 7 | Return to Yggdrasill |
| 8 | Secrets of the Flesh [Instrumental] |
| 9 | Neogenesis |
| 10 | Communion (Outro) |
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L’année 2004 a été riche en excellents albums, je pense entre autres à We Live de Electric Wizard ou au Battlefields de Hate Forest. Mais la claque de l’année, la baffe de ces douze derniers mois m’est venue d’un groupe norvégien dont l’intégrité n’a d’égale que le respect et l’admiration que son nom dégage, l’un des rares combos de la scène scandinave du début des années 90 à avoir fondé son succès non pas sur ses frasques extra musicales mais sur son talent immense, j’ai nommé… Enslaved.
Troisième volet d’une trilogie débutée en 2001 avec l’album Monumension, Isa est à mes yeux (ou plutôt oreilles) le plus réussi (bien que Below The Lights (2003) soit lui-même génial). Réunissant une combinaison surprenante de black-metal, de rock progressif et de psychédélisme ténébreux, le tout saupoudré de touches viking-metal avec une maestria accablante, Enslaved vient probablement de générer un futur classique du metal.
Isa n’est pas un disque à appréhender comme un album de metal « normal », il ne s’écoute pas avec une bière à la main en headbangant comme un dingue. Isa est une expérience à part et plusieurs écoutes sont nécessaires pour réaliser la multitude de subtilités que les Norvégiens ont utilisé pour étoffer leur musique, que ce soit les touches de mellotron, cet instrument tout droit sorti des seventies, les claviers discrets ou les guitares faussement abrasives pleines de mystère qui se jouent de l’auditeur par leur utilisation tantôt en unisson, tantôt en dialogue.
Le mieux est d’écouter l’album allongé (position de vulnérabilité), dans le noir avec une bonne stéréo (ou un casque). Alors le grand voyage pourra commencer. La réception de la musique donnera lieu à toute sortes de stimulis physiques (estomac noué…) et à des sentiments alternatifs de malaise, de dépression, d’élévation et de sécurité apportés par les couples voix black/chœurs vikings, guitares distordues/solos psyché et claviers qui laisseront sans voix l’auditeur ouvert.
Après une écoute commune avec mon confrère et cousin Torquemada nous passâmes des heures à chercher nos mots pour décrire cette musique magnifique qui nous avait bouleversée (lui pour la première fois, mois une fois de plus) et la descente des cieux fut si violente que nous ne parvenions pas à écouter quoi que ce soit d’autre. C’est dire l’effet que le voyage cosmique Isa avait eu sur nous.
Bien que chaque titre ait son histoire à raconter et que Isa doit être considéré comme un tout pour être apprécié à fond, je citerai en tant qu’exemples les chansons suivantes : « Isa » est un single accrocheur au refrain énorme, au riff génial et au mid-tempo contagieux, « Secrets Of The Flesh » est un instrumental rageur au tempo entraînant donnant l’impression d’une véritable course, « Reogenesis » enfin est une pièce de douze minutes alambiquée au solo écrasant de puissance psychédélique noire.
Ajoutons enfin que l’album enregistré aux mythiques studios Grieghallen (ou tous les grands groupes de black, de Burzum à Darkthrone ont enregistré des albums) bénéficie d’une prod’ intimiste, propre et feutrée ne dénaturant en rien la musique et que l’artwork sobre est un vrai bonheur pour les yeux.
Voilà, Isa est un album que je recommande FORTEMENT à tout amateur de musique ouvert et paré pour une sacrée expérience. Je ne cesserais jamais de clamer que je chronique ici un chef d’œuvre (en général, la presse musicale a acclamé Isa) et j’attends impatiemment le jour ou je pourrais voir Enslaved en concert.
| Avis de la Team | | |  | | Deadkal |  | | Religionnaire |  |
Les internautes ont la parole! : 1 message(s) Laisser un message | zvlörg 08/06/2009 avis: |  |
Très bon album de black/viking, profond, glacial, mélodique, recherché. Bref, tout ce qui fait qu'un genre comme le black qui a tendence à se répéter depuis quelques années (Marduk) ou à dériver dans la daubicité commerciale la plus totale (Cradle Of Filth) Enslaved réinvente le black, plein de riffs froids et mélancoliques. Je le connais pas encore super bien, d'ailleurs je retourne l'écouter, ça fait plaisir en tout cas d'entendre parler d'Enslaved sur le site. Reste à chroniquer Frost qui est l'un des mes préférés du groupe (avec les splendides Gylfagining et Gotan)
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