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STYLE : Hard Rock

DU MÊME ARTISTE :

























Deep Purple - In Rock - 1970

1Speed King
2 Bloodsucker
3Child In Time
4Flight Of The Rat
5Into The Fire
6Living Wreck
7Hard Lovin' Man

      Ulyssangus


19/03/2008    

DEEP PURPLE IN ROCK

L’année 1970 s’annonçait comme un tournant capital de l’histoire du rock. Les Beatles s’étaient séparés, le rêve des sixties était fini, des temps de crise s’annonçaient, tandis que les idées hippies disparaissaient les unes après les autres. On assistait également à une passation de pouvoir : les groupes qui avaient traversé les années 1960 voyaient surgir une nouvelle génération de formations arrogantes qui avaient la ferme intention de s’emparer du marché rock’n’roll en pleine expansion. D’une part, des groupes comme King Crimson, Jethro Tull et surtout Pink Floyd apportaient une nouvelle vision, grandiose, complexe, ambitieuse à la musique populaire de l’époque : c’est ce que l’on allait appeler le rock progressif. A l’opposé, un certain nombre de combos suivaient l’exemple des groupes du blues-boom anglais pour créer une musique novatrice, prenant ses sources dans un blues électrifié à l’extrême : c’est ce qu’on allait appeler le hard-rock, popularisé par des groupes comme Led Zeppelin, Black Sabbath ou encore Uriah Heep. C’est dans ce contexte qu’un orchestre nommé Deep Purple se fit connaître. Cette formation s’était déjà distinguée par une pop psychédélique hardie, à la manière de Vanilla Fudge, mais un peu maladroite, qui n’avait guère reçu les faveurs du public. Deep Purple était en plein doute, devant les bouleversements gigantesques qui traversaient le rock moderne.

Ces doutes s’étaient matérialisés jusque dans la chair du groupe. En effet les membres fondateurs Rod Evans et Nick Simper furent respectivement remplacés par le chanteur Ian Gillan et le bassiste Roger Glover. Ce changement de structure, qui eût pu paraître hasardeux à l’époque, allait se révéler particulièrement déterminant, voire historique. Malgré tout, Deep Purple n’était pas dans une situation des plus réjouissante en ce tout début de décennie. En effet, en septembre de l’année précédente, le groupe avait enregistré le pompeux Concerto for Group And Orchestra, tentative maladroite de fusionner rock et musique classique, provenant d’une initiative du claviériste Jon Lord. Malgré les efforts du groupe, l’album n’eut guère de succès, notamment à cause d’une défaillance de leur label, laissant le groupe désemparé, déconsidéré, avec deux membres qui n’étaient pas encore pleinement intégrés. C’est souvent dans les temps de crise que les hommes se révèlent. Le héros de l’histoire est Ritchie Blackmore. Le guitariste du groupe en était également le fondateur, et le leader naturel. Il décida de changer totalement de direction, de suivre les exemples des pionniers du rock dur qu’étaient Led Zeppelin et Jeff Beck, ainsi que celui de l’incontournable Jimi Hendrix, afin de créer un rock réellement nouveau. Soumis à d’importantes pressions de la part des maisons de disques et des créancier, Deep Purple ne put enregistrer que par intermittence, sur une période couvrant près d’un an. L’album finit par paraître en juin 1970.

L’auditeur contemporain, en posant une oreille sur In Rock, peut facilement être surpris par l’acuité de cette musique ; cet état de fait est facile à expliquer, d’innombrables suiveurs ayant repris les gimmicks créés par cet album, véritable clé de voûte de toute une époque et de tout un courant. L’amateur de rock pourra également être saisi par la violence du disque : l’album est sans concessions, d’une brutalité ahurissante, d’une force qui reste aujourd’hui toujours aussi acérée. Pourtant, le groupe sait admirablement bien varier les climats, maîtrisant les contrastes entre vitesse et lenteur, excitation et menace, luxuriance et minimalisme, sans qu’aucune transition ne paraisse malvenue ou faible. Malgré cette richesse structurelle, l’album demeure d’une rare homogénéité ; retirer un seul morceau de Deep Purple in Rock rendrait ce disque beaucoup moins efficace dans son ensemble. Cela constitue une coïncidence étrange, lorsque l’on connaît les conditions dans lesquelles le groupe avait dû enregistrer l’album. Bien que les chansons soient diverses, elles se complètent à merveille, formant un canevas musical d’une richesse rare, solidaire tout en étant varié.

On ne peut parler de Deep Purple sans évoquer la qualité des musiciens et de la musique. Chaque membre a son mot à dire ; d’ailleurs, tous les morceaux sont co-signés par le groupe entier. Il faut également avouer que ces gens sont des virtuoses au sein de leur domaines respectifs ; bien malin qui pourra trouver un quelconque défaut technique dans ces pistes. Le batteur Ian Paice assure le tempo d’une main de fer, gardant la mesure à des vitesses effarantes tout en enrichissant ses rythmiques de sympathiques excentricités, parfois à contretemps. Roger Glover remplit les basses fréquences avec précision, se détachant souvent des guitares pour assurer d’excellentes lignes mélodiques. Ritchie Blackmore, guitariste, assume sa réputation de guitar-hero, n’hésitant jamais à entamer d’audacieux solos, tout en étant irréprochable en rythmique, s’offrant de longs dialogues avec l’organiste Jon Lord. Ce dernier augmente la profondeur harmonique des titres, tout en se montrant parfaitement compétent en improvisation. Reste, le dernier mais non le moindre, le vocaliste Ian Gillan. Ce jeune homme possède une voix séduisante, flexible, polymorphe ; le tout avec une maîtrise déconcertante. Le vocaliste ne craint pas de s’engager dans de très hautes fréquences, avec une classe et un brio forçant le respect. De même, il semble prendre plaisir à varier le ton de sa voix, passant entre hystérie, douceur et arrogance.

Mais posséder d’excellents musiciens n’est pas une condition suffisante pour livrer un bon album ; il faut que les chansons soient à la hauteur. Et force est de constater que les titres de Deep Purple In Rock valent le détour. Axées dans une direction clairement hard-rock, les chansons n’hésitent pas à effectuer de fréquents changements de structure, à intégrer des passages improvisés proches d’une liberté connue seulement dans le jazz. Les musiciens remarqueront que les changements de tonalité interviennent souvent dans les compositions, montrant à nouveau le niveau de maîtrise théorique et technique des musiciens. Certains passages sont réellement percutants : on peut citer l’incipit de l’album, le début du morceau "Speed King", constitué d’une courte improvisation faite d’un déluge de distorsion accompagné d’un martèlement frénétique de tambours, avant l’arrivée salutaire du riff. A ce propos, on peut remarquer que la plupart des chansons reposent sur un riff, souvent très accrocheur, voire anthologique. Outre le déjà cité Speed King, on peut donner en exemple "Flight Of The Rat" et "Living Wreck", avec des riffs cycliques, immédiatement assimilables. D’autre part, certains titres témoignent d’une exigence novatrice dans la composition, traduite souvent par une longueur assez conséquente ; on pourrait même parler de rock progressif. L’exemple topique de cette tendance est illustrée par le célébrissime "Child In Time". Ce morceau, s’étalant sur une dizaine de minutes, offre une alternance de climats, de sections différenciées, d’accélérations diverses, le tout étant parfaitement maîtrisé, d’une force à couper le souffle. On se doit de faire mention des vocalises paroxystiques d’Ian Gillan, qui resteront dans l’histoire du rock comme une performance inoubliable.

In Rock est un album aussi mégalomane que sa pochette, représentant les visages des membres du groupe taillés dans le roc du Mont Rushmore. Mais l’ambition est acceptable lorsque les résultats sont à la hauteur des prétentions. Le public de l’époque ne s’y trompa guère, en propulsant l’album à la quatrième place des classements britanniques, tandis que le single hors-album "Black Night" parvenait brusquement au sommet de ces mêmes charts. Ce disque reste comme l’un des jalons essentiels du hard rock, comme un album indispensable à tout amateur des années 1970, une pièce impressionnante d’acuité, de férocité, de virtuosité, qui reste étonnamment moderne par bien des aspects.


      Requiem


02/10/2004    

Après une série d'albums assez rock (voire pop), Blackmore, bien décidé à faire son trou dans les tops anglais, vire de Deep Purple Rob Evans (chant) et Nick Simper (basse) pour acceuillir Ian Gillan et son ami Roger Glover aux postes respectifs de vocaliste et de bassiste. En faisant cela, le guitariste visionnaire créera le Deep Purple mark II, formation qui en quatre albums studios et un live marquera définitivement la musique moderne (cette ère s'achevera par le renvoi de Gillan et Glover, ouvrant ainsi la periode mark III pour Deep Purple).

Abbandonnant donc son rock original, que Blackmore trouvait trop minimaliste pour ses expérimentations, Deep Purple part rejoindre Led Zeppelin (qui venait d'inventer le hard rock avec I deux ans plus tôt) dans sa croisade pour un rock plus puissant, plus violent et plus compliqué techniquement. Si Led Zeppelin pratiquait un hard largement teinté de blues et de folk, Deep Purple, lui, jouait une musique progressive et enrichie de touches néo classiques grâce à l'utilisation de claviers et avec le jeu de guitare de Blackmore inspiré de la musique classique.

L'album débute sur la chanson "Speed king" qui comme son nom l'indique est la plus rentre dedans car la plus rapide ; le lezard Deep Purple a changé de peau, la guitare est plus aggressive, les claviers plus présents tandis que la section rythmique est puissante comme jamais ; quant à Gillan, il nous prouve juste qu'il est l'un des plus grands chanteurs de la musique contemporaine, capable de chanter mélodiquement comme de monter soudainement dans les aigus dans un cri de douleur à vous percer le coeur. "Child in time" est la représentation même de ce nouveau style : le début est calme, Gillan nous caresse les oreilles avec son chant paisible et magnifique tandis que Blackmore effleure sa guitare et que Lord fais une esquisse de la mélodie au clavier ; et soudain, c'est la montée en puissance, la guitare devient à chaque partie du refrain plus aggressive, Gillan monte à chaque fois un peu plus dans les aigus, à chaque fois que l'on pense avoir atteint une limite, il la repousse et à l'apothéose, c'est l'explosion... Blackmore délire sur sa guitare, nous rappelant qu'il est l'un des plus grand guitaristes de tous les temps, puis la tension retombe soudainement avant une nouvelle montée puis, c'est l'apocalypse : Paice exulte, martellant sa batterie de facon chaotique, Gillan pousse des petits cris de peur, la chanson s'achève dans une explosion soufflant nos oreilles...

Fidèle à ses convictions progressives, le pourpre profond s'amuse durant tout l'album à changer les tempos, créant ainsi une tension auditeur/musicien impressionnante, "Blood sucker" et son solo incroyable, "Into the fire" aussi apocalyptique que "Child in time"... Chaque chanson de cet album est une pure tuerie. Deep Purple invente le hard épique et néoclassique, genre qui en inspirera plus d'un par la suite. A posséder au moins pour "Child in time", sûrement l'une des plus belles chansons du métal.


Avis de la Team
Dav
Deadkal
DocSavage
Iro22
KlOwN
KlOwN
Religionnaire
StarChild
Ulyssangus

Les internautes ont la parole! : 16 message(s)    Laisser un message

robbie  30/11/2011    avis

Lisandru, c'est quoi pour toi un album de hard rock exceptionnel ?
parce que honnêtement, si tu ne parviens pas à saisir l'engouement général pour In Rock, c'est que tu as un sérieux problème!
Cet album est tout ce que le rock dur pouvait rêver. Ecriture des morceaux impeccable et jeu des zicos à la fois technique, mais libre. Urgent, mais parfait.
Aucun autre groupe dans ce style à l'époque n'a pu se targuer à la fois d'une telle sauvagerie et d'une telle perfection.
Led Zeppelin en était encore à durcir un rock très influencé par le blues ou bien à baigner dans le folk le plus dilué qui soit.
Quand à Black Sabbath, ils n'ont jamais eu le dixième de talent, de génie, ni l'habileté instrumentale des membres de Deep Purple!


Lisandru  05/08/2011    avis

Le disque que je considère comme le plus important dans l'histoire - Avec le premier Sabbath - du heavy metal, bien que je n'apprécie pas le courant que prendra cette musique dès la NWOBHM ( A la fin de la décennie ).
Ce qui est très saisissant dans cette œuvre, c'est le son brut, sans emprunte blues, le peu de retenue, tout cela est essentiel pour adhérer à l'ambiance Hard rock, mais cela peut cacher une certaine faiblesse musicale, je vais essayer de décrire cela par la revue titre par titre.

L'album débute de manière très imposante, " Speed King ", par une énorme saturation de guitare comme l'allumage d'un moteur, tout se tut, puis l'entrée de la musique de manière radicale, un chant hurleur, un riff imposant, ce débarquement de toute ces choses procurent un instant jouissif jusqu'à un jam entre orgue et guitare qui n'aboutit malheureusement à rien de pertinent, après cet instant on recommence avec le riff, certes entêtant, mais très rébarbatif, c'est tout de même un bon titre.
"Bloodsucker" est du même acabit que le titre qui le précède, à savoir une structure semblable, un riff et un chant entrainants, un solo avec effet peu pertinent et une orgue qui donne toujours l'effet d'un jam, rien de bien mémorable, mais c'est un titre correct.
Ensuite vient le fameux " Child In time ", une structure progressive intéressante, avec une progression chant/instrument/tension captivante jusqu'à l'aboutissement d'un solo débridé mais terriblement brouillon de la part de Blackmore, ensuite le thème de départ est repris pendant 3 bonnes minutes jusqu'au zenith totalement fou des cri de Gillian, un résultat décevant par rapport à l'engouement que suscite le morceau, cela est de bonne facture tout de même.
C'est à partir de " Flight of the Rat " que commence cette fameuse particularité naissante du hard rock, morceau technique, qui se veut complexe, impression débridée, mais au final, le titre en lui est peu intéressant, il faut attendre cinq bonnes minutes pour aboutir à un changement de rythme, une intervention à l'orgue pour paraitre expérimental puis à la guitare peu dévelopée, sans cohérence, s'en suit un petit jam insignifiant, un titre affligeant de banalité.
" Into the fire " est plus axé tube, le titre est balourd, pompeux et très redondant, désagréable.
Parvient ensuite " Living Wreck ", le titre le plus calme de l'album, le résultat est moyen faute d'imagination, de facilité, quelques interventions quelconques à la guitare, on a l'impression que c'est maitrisé mais paradoxalement pas assez débridé pour aboutir au moins aux mêmes résultats que les deux premiers titres, à savoir une sonorité et une exécution sauvant la médiocrité de la composition.
Le LP se termine par " Hard Lovin'Man " qui est dans la même lignée que " Flight of the Rat ", une composition axée sur un rythme élevé, une succession d'orgue et de solo de guitare qui n'arrivent pas à créer une ligne directrice pour aboutir à de la pertinence, bien que cette fois ci le résultat ne soit pas si mauvais que cela, mais ce n'est pas très tranchant à cause de la longueur excessive dont bénéficie la composition.

L'album est mythique dans un sens historique, car on avait jamais entendu un tel relâchement de son, un groupe aussi axé sur la vitesse d'exécution et technique à la fois, malheureusement l'ajout de l'orgue n'apporte aucune valeur ajoutée, le résultat y est encore plus brouillon, ce disque est une représentation parfaite des stéréotypes de la musique Hard-rock, beaucoup de bruit pour un résultat contestable bien que parfois cet effet de jam procure quelques instants de plaisir grâce aux effets et sonorités des instruments, mais ce n'est que passager.
Du coup, je ne saisis toujours pas la ferveur des gens à propos de cette formation, surtout que Blackmore souffre d'un manque de clarté dans ses compositions....


Gégénovic  21/05/2010    avis

Pourrait-on qualifier cette œuvre d'essai comme on le ferait pour un livre? J'en doute et pourtant ces odes d'un autre âge nous pénètrent et nous initient à ce qui pourrait être un décollage dû à la prise de stupéfiants. Ces titres ne sont pas anodins, ils sont un véritable développement, à l'instar du brûlot Child in Time, et c'est pourtant le 4ème album du groupe. L'arrivée de Ian Gillan et de Roger Glover (Love is Allllllll, pardon) n'est pas étranger à ce phénomène. Bref un opus qu'il est interdit de dénigrer sans une argumentation béton, car ne rien ressentir à son coute signifie que l'on est déjà mort à l'intérieur.


zvlörg  09/01/2010    avis

Je ne serai pas aussi enthousiaste que vous sur cet album, certes Speed King et Flight Of The Rat sont des tueries pour l'époque (avec une préférence pour Flight dont le refrain est énorme), d'autres titres sont très bons comme Bloodsucker, Living Wreck ou Hard Lovin' Man, mais l'album ne tient pas la route face à Machine Head, en matière de puissance, l'ensemble parait parfois un peu brouillon, dans un domaine plus subtil, Child In Time ne vaut pas le quart de Lazy ou When A Blind Man Cries, les envolées instrumentales manquent de cohérence et de mélodicité par rapport à la sublime Highway Star, mais surtout Blackmore a dû choppé le thyphus albanais à cette période, ses soli sont presque tous anarchiques et dissonants avec une bonne overdose de wah wah. Mais l'album reste quand même bon dans l'ensemble.


petson  26/12/2009    avis

pour moi que du bon. Le meilleur avec Machine Head. Ça demenage, ça s'envole, ça hurle, bref ça nous prend au tripes. Juste pour la petite histoire, le morceau Child in Time est une reprise de Bombay Calling titre composé par Vince Wallace en 1969 avec It's A Beautriful Day (groupe de prog californien)


Andy  15/04/2009    avis

Fishbowlman. Mon gars t'es gentil, mais t'as rien compris. Non seulement Livin'Wreck est un morceau d'un groove à couper le souffle (titre préféré de Ian Paice) avec une rythmique de dingue. Mais l'album In Rock est de loin l'album préféré de Blackmore (voir Heavy Metal Pionners) Le disque qu'il aimait le moins du Mark2 était Fireball... S'il ne s'entendait pas avec Hugues et Bolin / qu'il fonda Rainbow, c'est pour justement conserver l'énergie brute et le son métal puissant d'In Rock (Kill the King) Tu confonds le bruit avec la puissance harmonique.


Claude  11/01/2009    avis

Fishbowlman nous sort: "Demandez donc à Ritchie ce qu'il pense d'In Rock, il vous le dira, c'est du bruit!!!".
tout faux! c'était l'album de Deep Purple que Ritchie préférait, à égalité avec Machine Head!
et In Rock est bien autre chose que du bruit! Livin' Wreck sans intérêt? et Into The Fire lourdeau? tu extrapoles Fishbowlman! dis que tu n'apprécies pas ces morceaux, mais ne raconte pas n'importe quoi! et le génial Flight Of The Rat, tu ne vas pas dire que ça n'est pas un des plus grands morceaux du groupe, non?
à la vérité, il n'y a aucun mauvais titre sur In Rock. j'ai beau chercher, je ne trouve pas.


Fishbowlman  24/05/2008    avis

Ah le cas In Rock, tout est une question de point de vue j'imagine, de comment on aborde l'œuvre.
D'un côté, si on se base uniquement sur la démarche, le côté "in your face", balancer la sauce constamment, jusqu'au bord de la rupture" pour reprendre ce qu'un gars disait sur un autre site, alors je comprends bien que le reste n'a aucune importance.
C'était nouveau, on n'avait jamais entendu ça à l'époque, tout ça tout ça !
Si on retient uniquement ce critère, alors effectivement In Rock est un chef-d’œuvre, au même titre que Nevermind the bollocks des Sex Pistols, Kick out the jams de MC5, Welcome To Hell de Venom, Reign in blood de Slayer, St Anger de Metallica et Panzer division Marduk de Marduk. Pour les albums que je viens de citer, les arguments employés sont exactement les mêmes : c'est bourrin, c'est nouveau, on n'a jamais entendu ça avant, donc c'est forcément génial !
Plus l'album est bourrin et meilleur il est. Notez bien qu'on ne parle pas de qualité de compos dans ce cas précis, mais uniquement de la démarche "ça avoine, donc c'est génial".

D'un autre côté, y'a ceux qui justement se penchent un peu plus sur la qualité des compos en question.... oh putain les rabat-joies !!! Ben ouais, y'a le côté bourratif et épais comme un choucroute-merguez d'In Rock, ok c'est bien.
Et derrière tout ça, si on commence à discuter compositions, qualité d'écriture, etc... il reste quoi ?
Des classiques indémodables, certes... quand on parle d'In Rock, on met toujours en avant Speed King et Child In Time, voire Bloodsucker dans une moindre mesure.
Mais ce serait oublier un petit paquet de morceaux anecdotiques, d'une pauvreté qui dépasse l'entendement.
Oh, ce n'est pas mauvais, certes, mais ces morceaux ne volent pas bien haut quand même... sur la 2nde face surtout. Je pense à Hard Lovin' Man et ses tagada-tagada, Livin' Wreck sans intérêt et le lourdeau Into The Fire.

Bref, In Rock, j'aime bien... quand on connait que Led Zeppelin et Deep Purple et qu'on découvre tout juste le hard rock, c'est cool, on se prend une bonne baffe avec In Rock. Après, il y a un paquet d'albums de hard 70's qui passent en priorité. Du coup, In Rock, je l'écoute jamais :) !
Les albums période Rod Evans sont quand même plus intéressants que ça (en oubliant les reprises des Beatles). Demandez donc à Ritchie ce qu'il pense d'In Rock, il vous le dira, c'est du bruit !!!


Granola  31/12/2007    avis

LE chef d'oeuvre Heavy Metal, meilleur encore que l'oeuvre du Sabbath (même si ça reste très distinct). Il n'y a rien à jeter, on savoure chaque riff destructeur, chaque envolée de virtuosité guitaristique ou pianistique, on frissonne à chaque roulement de batterie, bref c'est un chef d'oeuvre, certainement l'un des meilleurs albums de l'histoire du Rock. Mythique !!


Cleminou  21/07/2007    avis

Mon album préféré de Deep Purple. Même si je suis loin de tous les connaitre, je le préfère en tout cas à Machine Head. Après même si Deep Purple est peut être le groupe qui a le plus influencé les groupes de hard et metal par la suite, ils ont tout de même profité de la brèche ouverte par Led Zeppelin. Child in Time est un titre hors norme, c'est vrai. Les autres titres sont entrainants et très bons voire excellents, c'est vrai aussi. Mais de là à affirmer que c'est le meilleur album de hard-rock de tous les temps... Les 4 1ers de Led Zep sont tout autant indispensables, ainsi que Paranoid de Black Sabbath (plus metal certes) ou encore Hair of the Dog de Nazareth, et plus récemment ( ca fait quand même 20ans...) Appetite for Destruction de Guns N'Roses. Je me limite là mais la liste peut être plus longue surtout si on inclut le metal au hard-rock on qu'on ne les dissocie pas (enfin après c'est une queston de vocabulaire). En revanche je trouve ce cher Rel plutot vache (ca mérite plus que 7 je pense).


ATTILA  15/07/2007    avis

"IN ROCK" EST LE MEILLEUR ALBUM DE HARD TOUTES EPOQUES CONFONDUES, ET NI "MACHINE HEAD" NI "BURN" NE LUI ARRIVERONT A LA CHEVILLE!
AUCUN TITRE N'EST FAIBLE OU EN TROP (JE DIS BIEN AUCUN!) DE "SPEED KING" A "HARD LOVIN' MAN", PURPLE NOUS DEROULE SON CHEF D'OEUVRE ULTIME, BARBARE ET SOPHISTIQUE A LA FOIS! LA CLASSE QUOI!!!


chris snake  05/07/2007    avis

Je vais me faire lyncher mais je n'aime pas In rock,largement surestimé. On dirait qu'il faut suivre l'avis des journaleux. Certes la pochette est mythique mais le contenu.... Speed king est le seul bijou sauf si on supporte Child in time aussi poussif que Hotel California! Le top de purple c'est BURN et Machine head.


Frank  02/07/2007    avis

sans conteste un des plus grands album rock de tous les temps !
child in time un des plus grands titres....
pour moi leur meilleur album....tous les musiciens sont excellents.....
A absolument avoir dans sa discothèque


Simon  14/06/2007    avis

AC/DC aimait beaucoup Deep Purple.
Si vous voulez découvrir un super album de bon vieux Hard Rock, In Rock fera l'affaire...


olivier piot  25/09/2006    avis

Cela fait plus de trente ans que j'écoute du hard rock et du métal, et cela je le dois à IN ROCK de DEEP PURPLE ! Cet album jette toutes les bases de ce qui allait faire les ficelles de la musique qui fait du bruit: alternance de passages cool et harmonieux avec des moments de rage et d'energie haute tension, technicité des musiciens( solos immortels de blackmore, voix inimitable de gillan,basse et batterie alliant puissance et maitrise, et l'orgue hammond de jon lord, flirtant avec classique et rock ,à la perfection).
Saviez vous que le batteur, avait été influencé par des artistes de jazz, que blackmore a accompagné des bluesmans célébres, et que lord prit des cours de classique.
autre point remarquable de cet album: l'enregistrement. A cette époque pas de super studio, rien que des 4 pistes. Alors pour avoir le gros son, ils ont couplé deux 4 pistes pour arriver à ce son unique qui n'a rien perdu, malgrés le temps passé, de sa rage.
bref, à chaque fois que j'écoute un cd de métal ou de hard, je recherche cette émotion particuliere, que j 'ai ressenti , tout mome, dés que IN ROCK à percuté mes oreilles.
mon email: wippler.piot@tele2.fr


Clash  30/04/2006    avis

Mon disque préféré du Purple, pour "child in time" et "speed king", "flight of the rat"...

Deux regrets :

1 : "black night" ne figure pas sur le skeud original, juste en bonus sur les éditions CD...

2 : "into the fire" est très moyenne...

ça aurait pas été possible d'inverser ces deux titres, non ?



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