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STYLE : Rock

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T Rex - Futuristic Dragon - 1976

1Futuristic Dragon (Introduction)
2Jupiter Liar
3Chrome Sitar
4All Alone
5New York City
6My Little Baby
7Calling All Destroyer
8Theme For A Dragon
9Sensation Boulevard
10Ride My Wheels
11Dreamy Lady
12Dawn Storm
13Casual Agent
14London Boys (bonus)
15Laser Love (bonus)
16Life's An Elevator (bonus)

      Yedo


30/04/2007    

En 1976, Marc Bolan sent que les choses ne tournent plus rond, il décide alors de se reprendre en main. La naissance de son fils, l'année d'avant, a certainement été un déclic, lui rappelant ses responsabilités, réveillant en lui l'étincelle éteinte depuis trop longtemps. Pour repartir de zéro, avec une humilité surprenante de la part de Bolan, T.Rex écume les bars et les petites salles d'Angleterre, avant de s'embarquer dans une de ses plus grandes tournées dans le pays depuis 1971. Le groupe semble donc de retour aux affaires et le prouve avec un nouvel album, Futuristic Dragon.

Dès la première chanson, Marc Bolan souhaite renouer avec ses racines. Ce poème déclamé sur un fond sonore furieusement électrique, rappelle avec bonheur l'ambiance de A Beard Of Stars, le dernier album de Tyrannosaurus Rex. On retrouve cette audace, cette fougue, cette excitation que Bolan avait perdu depuis Electric Warrior. Cette introduction fait un bien fou, comme si on retrouvait un vieil ami longtemps perdu de vue. Futuristic Dragon ressemble ainsi à l'album des retrouvailles, du renouveau pour T.Rex. Après les guitares envahissantes de Zinc Alloy et les morceaux sans âme de Bolan's Zip Gun, on retrouve des chansons beaucoup plus légères, flirtant avec la légendaire facilité mélodique de Marc Bolan. Comme au bon vieux temps, il enfile les tubes pop avec une efficacité jouissive. Il faut cependant parler du travail prépondérant de Dino Dines dans cette énergie retrouvée. C'est en 1974 que Bolan, supervisant le groupe devant accompagner David Bowie dans sa tournée de Diamond Dogs, rencontre ce claviériste et l'embauche sur le champ. Avec son orgue, Dino Dines insuffle un groove similaire à celui que Bill Legend impulsait avec sa batterie. Ses parties de claviers sont virevoltantes, légères, relançant à elles seules la machine T.Rex.

Futuristic Dragon possède ainsi une dynamique infaillible, les chansons rebondissent dans tous les sens, portées par des refrains accrocheurs, des gimmicks savoureux, un enthousiasme constant qui parcourt chaque seconde de l'album. Jupitar Liar ouvre les hostilités sur un boogie magnifique, soutenu par des choeurs divins et un Marc Bolan retrouvé. Si les harmonies vocales de Zinc Alloy finissaient par lasser, Gloria Jones apporte désormais la petite touche qui bonifie la musique, illumine les chansons avec des envolées géniales. Comme sur Chrome Sitar, qui rappelle Explosive Mouth, mais éclate sur un refrain gigantesque, où la voix déjantée de Gloria Jones est superbement exploitée. La chanson en elle-même ressemble à un gros rouleau compresseur d'une classe imparable. On retrouve cette même aura sur le single New York City, plus lancinant, soutenu par un léger rythme boogie au piano, qui finit en roue libre sur une montée progressive en tension, où les instruments et les harmonies vocales s'unissent pour atteindre une certaine idée du nirvana musical. Mais chaque piste est l'occasion de tomber sur un petit trésor méconnu : Ride My Wheels et son refrain perpétuel à se pâmer, Dreamy Lady ou bien le magnifique Dawn Storm, sur lequel Marc Bolan chante d'une manière bluffante. Sans oublier Life's An Elevator, dans les bonus tracks, une des chansons les plus touchantes et dépouillées de Bolan, qui évoque le destin hasardeux offert par la vie.

Globalement, T.Rex œuvre dans une pop simple et instinctive, barrée de refrains que certains trouveront guimauve, mais qui sont bien souvent délicieux. Futuristic Dragon n'est pas un album parfait (Calling All Destroyers, Sensation Boulevard, Casual Agent ne marqueront pas les esprits), mais montre un groupe sur le chemin de la rédemption, inspiré. Un groupe qui communique surtout son enthousiasme sans retenue, avec une musique qui n'est plus tout à fait comparable avec la grande époque glam rock d'Electric Warrior, mais superbement composée, prouvant une réelle volonté d'évolution. Un renouveau qui se construit également en coulisse. Marc Bolan est de retour en Angleterre, après son exil américain, ses quelques apparitions opportunistes à la télévision vont lui permettre d'occuper à nouveau le devant de la scène en s'exposant au public. Mais le meilleur est encore à venir, pour la dernière fois, malheureusement.


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