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STYLE : Stoner/Doom

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Electric Wizard - Dopethrone - 2000

1Vinum Sabbathi
2Funeralopolis
3Weird Tales
4Barbarian
5I, The Witchfinder
6The Hills Have Eyes
7We Hate You
8Dopethrone
9Mind Transferral

      Ulyssangus


01/04/2011    

Come My Fanatics avait montré à la face du monde qu’Electric Wizard était digne de figurer au premier rang des groupes de metal lourd, sans pour autant le consacrer maître du genre. Trois années vont ensuite se dérouler avant le nouvel album du Sorcier Électrique, trois longues années qui ne sont pourtant pas gâchées. Sacrifiant à une tradition fort répandue au sein de l’underground, le trio va publier trois EP's, dont un en collaboration avec le fameux combo de stoner rock anglais, Orange Goblin. Le groupe gagne lentement mais sûrement en popularité, une popularité accueillie avec une certaine nervosité par les trois membres. Ces derniers vont en effet accumuler les déboires : Jus Oborn est arrêté pour possession –quelle surprise– de cannabis, Mark Greening pour outrage à agent, et Tim Bagshaw pour vol avec violence. Oborn, de surcroît, va subir une perforation d’un de ses tympans, puis va manquer de se couper un doigt. Greening, enfin, se brise la clavicule lors d’un accident de moto. Ces trois années ont donc été tout sauf paisibles pour Electric Wizard, et c’est sans doute avec un certain soulagement qu’Oborn et ses camarades retournent en studio durant le printemps 2000. Deux mois plus tard, l’album est prêt. A plus de soixante-dix minutes, il reste le plus long jamais enregistré par le groupe, mais également celui qui a été le mieux accueilli par la critique spécialisée. Le nom de ce disque, étendard du doom, manifeste parmi les manifestes, est Dopethrone.

"Vinum Sabbathi" peut être pris comme une simple introduction, du moins à l’aune des autres morceaux. Lent, brutal, noyé sous des déluges de fuzz, il expose en trois minutes les caractéristiques de l’album, avant de céder sa place au véritable début de l’album, le fantastique "Funeralopolis". Doté d’un riff hors du commun, rendu irrésistible par la production massive, ce titre demeure parmi les meilleures réalisations d’Electric Wizard, exemple inoubliable d’un doom metal faisant la part belle aux guitares. La batterie est en retrait, la voix n’est qu’un instrument parmi les autres. Jus Oborn, pourtant seul auteur des paroles, refuse de se mettre en avant. Le groupe est un tout, une masse sonore unique, dans lequel se fondent les individualités, tant personnelles qu’instrumentales, une masse sonore essentiellement rythmique, où les mélodies ne survivent qu’à travers quelques riffs et soli. Le mur sonique est l’un des plus remarquables de la dernière décennie. Là où certains groupes, comme Reverend Bizarre, préfèrent une approche plus incisive, Electric Wizard attaque l’auditeur de front, d’un assaut bien sûr très lent, méthodique, général et irrésistible, à tel point que l’on peut appréhender Dopethrone comme un seul et même morceau, traversé certes de nombreuses nuances, mais agencé avec cohérence et logique.

Electric Wizard se complaît dans une vision assez conservatrice du genre doom, toutefois mêlée de nombreux éléments psychédéliques qui rapprochent parfois sa musique du stoner, sans vraiment franchir le pas. Certains morceaux, comme "Weird Tales", sont affreusement lents, d’une pesanteur empruntant autant à Black Sabbath qu’à Candlemass ou Cathedral, d’autres comme "Vinum Sabbathi" ou "We Hate You" sont plus enlevés. Quelques-uns encore, comme le morceau-titre, présentent des rythmes inhabituels, dont la puissance ne se dément jamais, même sur la longueur. Le tout est entrecoupés, comme souvent dans le genre, de courts extraits de films satanistes, d’adaptations de Lovecraft ou même de Conan le Barbare de John Milius. Jus Oborn et ses comparses jouent sur le même registre que leurs illustres prédécesseurs, celui d’un satanisme de pacotille hérité de Dennis Wheatley, sans doute plus par conformisme avec la tradition sabbathique que par conviction personnelle. Electric Wizard se place dans une continuité, mais a passé une étape supplémentaire : cette fois-ci, il peut tutoyer les plus grands du metal le plus lourd. Le Sorcier Électrique devient le Prince du doom, un titre qui lui sera bientôt contesté par les finlandais de Reverend Bizarre. Il demeure que son plus éminent titre de noblesse, au-delà de sa longue carrière et de son intégrité artistique, demeure un album nommé Dopethrone.


Avis de la Team
Iro22
TheDevilBlues
Ulyssangus

Les internautes ont la parole! : 1 message(s)    Laisser un message

Angugus  12/10/2009    avis

Pour moi, le meilleur album de doom qui ai jamais été fait.
Cet album a une puissance phénoménale. Et dire qu'il y a longtemps ce groupe ne me disait rien.... C'est en écoutant Vinum Sabbathi qu'il y a eu un déclic.
Conseil : il faut écouter cet album dans la pénombre au casque, et, si possible, en étant dans un état "second", sensations garanties.
Ps : DR qui se met au stoner/doom, mortel les gars !!!!



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