 ©Epitaph
STYLE : Punk/Reggae-Ska
DU MÊME ARTISTE :




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Rancid - Let The Dominoes Fall - 2009
| 1 | East Bay Night
| | 2 | This Place
| | 3 | Up To No Good
| | 4 | Last One Of Die
| | 5 | Disconnected
| | 6 | I Ain't Worried
| | 7 | Damnation
| | 8 | New Orleans
| | 9 | Civilian Ways
| | 10 | The Bravest Kids
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| 11 | Skull City
| | 12 | L.A. River
| | 13 | Lulu
| | 14 | Dominoes Fall
| | 15 | Liberty And Freedom
| | 16 | You Want It, You Got It
| | 17 | Locomotive
| | 18 | That's Just The Way It Is Now
| | 19 | The Highway
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Six ans de gestation, c'est plutôt long pour un groupe de punk. Surtout pour Rancid qui nous avait habitué à sortir un album par an dans les années 90. Ces six longues années auront-elles été bénéfiques, ou au contraire, sont-elles révélatrices d'un malaise grandissant au sein de la formation ? A la première écoute de Let The Dominoes Fall, il faut bien avouer que l'attente inespérée d'un chef d'oeuvre à la ...And Out Come The Wolves est vaine. En effet, bien que ce soit un album d'assez bonne facture, on est assez éloigné de ce petit quelque chose presque magique qui avait créé la sensation en son temps. Rassurez-vous toutefois, ce nouvel opus présente de nombreuses qualités.
On pourrait le penser comme une rencontre entre l'inspiration ska/reggae de Life Won't Wait et le mid-tempo d'Indestructible. Ainsi, la rage que l'on avait pu retrouver au sein de la discographie de Rancid est ici définitivement écartée au profit d'un aspect, semble-t-il plus maitrisé, qui consiste à proposer des riffs agressifs reposant sur un tempo de batterie assez ralenti. On peut se sentir alors frustré de ne pas retrouver la verve et la puissance habituelle au groupe. En lieu et place de cela, c'est une franche bonne humeur qui se dégage de ces dix-neufs pistes, malgré des textes assez sombres et incisifs comme à l'accoutumée.
En outre, l'autre sentiment qui domine à l'écoute de Let The Dominoes Fall est ce qui apparaît comme une pauvreté concernant la composition des morceaux. Ce sont souvent des schémas connus qui reviennent et on peut avoir l'impression de retrouver des morceaux préexistants. Mon avis sur la question est que l'on doit ce défaut à la prédominance de Brett Gurewitz (Bad Religion) à la production et parfois lors des compositions. Or, on se rappelle de la faiblesse notoire du dernier album de Bad Religion et on peut penser que malheureusement l'influence de ce dernier a eut des conséquences durables sur Rancid. En témoignent les deux pistes acoustiques que sont "Civilian Ways" et The Highway", qui sont des résurgences de ce sentiment et plombent quelque peu la qualité véridique de cet album.
Car bon, Let The Dominoes Fall, l'est avec certitude. Rancid joue avec aisance et virtuosité quand il s'agit de reggae mâtiné de ska. Peut-être est-ce du aux nombreux side-projects de Tim Armstrong dont l'album solo était exclusivement consacré à ce genre musical... Toujours est-il que "Up To No Good" ou "That's Just The Way It Is Now" sont les meilleures pistes de l'album, qui tire d'ailleurs son nom de "Dominoes Fall" dont les solos de clavier font penser à des chutes de dominos, dans leur glissement d'un bout à l'autre de l'instrument.
Cette nouvelle dimension musicale fait que l'instrument le plus important sur cet album est la basse vrombissante de Matt Freeman. Celle-ci résonne avec force au milieu des accords clairs de guitare en two-tone, et des clavier jamaïcains. Elle forme la véritable ossature de Let The Dominoes Fall, et c'est elle qui impose les changements de rythme. Elle est appuyé en cela par le nouveau batteur, Branden Sheineckert qui apporte avec un jeu diversifié des influences fusion qui pèsent lourdement dans la balance. Quant aux guitares, on a l'impression que Lars Frederiksen ronge quelque peu son frein et se rattrape alors en beuglant comme un dératé.
Avec ce septième album, Rancid propose ainsi, de manière assez nuancée, un visage assez décevant. Finis les hymnes punk fleurant bon les boots et les crêtes : le tempo s'est assagi. Toutefois, on ressort heureusement rassuré quant à la capacité du groupe à jouer du reggae. Tim Armstrong et Matt Freeman n'ont jamais été aussi proche d'Operation Ivy et cela reste une très bonne chose. Au final, on est souvent heureux et parfois déçu avec Let The Dominoes Fall, mais la qualité reste là. On se trouve donc face à un bon album dont on attendait toutefois plus.
| Avis de la Team | | |  | | val |  |
Les internautes ont la parole! : 1 message(s) Laisser un message punkdaze 24/06/2009 avis:  Alors là, je ne suis pas d'accord avec la chronique... Je trouve justement que les écueils d'"Indestructible" ont été corrigé (excellentes compos, variées, mais structure des chansons rigide et production de Mister Brett trop lechée...) Ici, on retrouve bien évidemment la variété qui devient la marque de fabrique du Rancid 2009, marqué par les différents projets parralèlles des protagonistes. Les titres s'enchainent et d'un "...And Out Come The Wolves " on se retrouve catapulté à un " Let's Go " avec un Matt Freeman gueulard - genre j'ai bu du vitriol au petit déjeuner" ou à un titre plutot "transplants" (Lars qui rappe!!) Et vas y qu'on se prend 2-3 magnifiques ska dans la figure. Bien vite on est déjà à la 19 eme plage! La cuvee 2009 semble être de belle qualité. Pas moins pechue, mais pas plus non plus. Elle se rapproche plus de "Life Won't Wait " que d"Indestructible" pour mon plus grand plaisir. |
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