 ©Rise Above / Candlelight
STYLE : Doom Psyché
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Electric Wizard - Come My Fanatics... - 1996
| 1 | Return Trip
| | 2 | Wizard In Black
| | 3 | Doom Mantia
| | 4 | Ivixor B/Phase Inducer
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| 5 | Son Of Nothing
| | 6 | Solarian
| | Bonus Track
| | 7 | Delon Lug
| | 8 | Return To The Son Of Nothingness
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Lorsqu’Electric Wizard publie son premier opus en 1994, la plupart des amateurs de rock plombé ne voit en ce trio du Dorset qu’une resucée de Sleep, tâtonnant sans grande classe entre stoner épais et doom vintage, première génération. Il n’y a guère que Lee Dorrian, monsieur Cathedral et boss du label Rise Above pour croire en eux et les signer dans son énorme réservoir à talent doom. Il faut dire que ce premier opus renfermait un titre : « Mountains Of Mars » qui laissait présager à qui avait le nez fin que le combo de Jus Oborn avait entre les mains de quoi devenir un pilier du metal lent et sinistre.
Après avoir publié un split album avec Orange Goblin (Demon Lung / 1996), Electric Wizard y va de son second opus, le cultissime Come My Fanatics….
Le groupe conserve alors sa formule vintage, consistant à noyer sous la distorsion des airs empruntés aux 70’s, tartinant le tout de paroles lugubres et d’ambiances d’apocalypse. Il transcende son art au point de se démarquer de ses influences en offrant un rock psychédélique sombre à souhait, tordu dans la douleur des guitares en fusions. Quelque chose de pesant, de lugubre mais porteur d’un fragile lueur de beauté. Les boucles de guitares, l’incorporation d’ambiances exotiques (« Ivixor B/Phase Inducer ») entremêlée à des références ésotériques et sulfureuses confèrent aux titres de Come My Fanatics une aura sublime. Entre ange déchu et démon pervers torturant notre âme à grand renfort de riffs hypnotique et basse bourdonnante.
L’opus s’ouvre sur le pachydermique « Return Trip » annonciateur des abysses narcotiques dans lesquels baigne ce disque. Maltraitant une mélopée psychédélique sixteen en la noyant d’échos caverneux et recouvrant le tout d’une basse proéminente et furieuse, Jus Oborn (qui garde la main mise sur la production du disque) réinvente le doom en un instant, confirmant tout les espoirs que Rise Above avait mis en son groupe. Come My Fanatics… se doit d’apporter un souffle de putréfaction sur le rock vintage. Se côtoie alors au sein de ce grand bardas sonore quelques titres stupéfiants de noirceur (« Doom Mantia », « Wizard In Black »), d’autres bien plus cosmiques, évoquant tant Nebula que le space rock (« Solarian 13 ») ou simplement stoner/sludge (« Demon Lung » le titre du split avec Orange Goblin - encore nommé Haunted Kingdom à cette époque - servi en bonus track) pour le plus grand plaisir des amateurs de musique dopées aux stupéfiants de tout genres. Electric Wizard s’offre donc un récital incontournable de doom pur, oppressant et psychédélique, comme un furieux spleen dans lequel se télescope inspiration sixteen et occulte le plus dangereux.
Incontestablement culte, au même titre que son successeur le terrifiant Dopethrone, Come My Fanatics… incarne l’essence même de la plus lourde des facette du heavy metal. Il en est un des piliers, au même rang qu’In The Rectory Of The Bizarre Reverend. La relève du doom est assurée !
| Avis de la Team | | |  | | Iro22 |  |
Les internautes ont la parole! : 1 message(s) Laisser un message Angugus 12/10/2009 avis:  Enfin cette chronique en ligne !!!! Que rajouter de plus à part que je suis d'accord avec toi Iro.
Chef d'oeuvre absolu, on sentirai presque la coulée de boue sortir des enceintes, c'est assez spéctaculaire. Mention spéciale a Return Trip, Doom Mantia et Solarian 13 qui me mettent à chaque fois dans un état pas possible. On se sent "high" rien qu'à l'écouter, et ça, c'est très fort. J'aime beaucoup la voix de Jus sur celui là, juvénile et psychotique.
Un must !!!!
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