Après l’encourageant premier album de X-TV , le label Kicking Records – que l’on connaissait jusque là comme coutumier des groupes à haute teneur en watt – continue d’explorer les contrées folks avec la sortie de Joy Sex &War, second album de Billy The Kill. Ce jeune creusois, habitué aux velléités sonores de Billy Gaz Station ou Second Rate revient ici pour la deuxième fois à une folk intimiste, inspiré par l’americana. En effet, c’est dans la lignée de ces guitaristes du grand ouest, ne se retrouvant ni dans la musique traditionnelle (folk, country) ni dans la plus populaire (rock) que s’est engouffré l’artiste français, trop heureux de se sentir libéré de tout carcan. Love Fortune Wheel, son premier opus avait réunis autours de lui de nombreux fidèles, adeptes de ses envolées minimalistes et ce son dépouillé, inspiré du lo-fi.
Ce nouvel effort, quoi que moins épuré, garde le même frisson. Joy Sex &War résonne d’ambiances westerns, de mots profonds et de mélopées tenaces. Entre Tom Waits, Nick Drake ou quelqu’un de cette trempe, Billy The Kill offre quelques perles acoustiques, exorcisant ses démons éthyliques ou la tristesse d’une rupture d’une voix touchante. Émaillant de ça de là son sujet de quelques instruments bienvenus (l’harmonica sur ‘‘Yeasterday’s Gone’’) ou finissant sa complainte par quelques vers en français (‘‘I’ve Lost My Sunshine’’) quand il ne passe pas simplement par l’électricité retrouvée (‘‘Wondering Out’’), le chanteur/guitariste vise et touche juste en une poignée de ritournelles entêtante.
Le jeune multi-instrumentaliste joue avec son cœur, ne manquant pas les clins d’œil appuyés à Bob Dylan et se présente finalement aussi simplement que sur la pochette qui renferme sa musique : Assis au milieu d’objets familiers et entourés de centaines de vinyles. Billy The Kill joue pour rendre la vie plus belle, voilà qui devrait vite trouver échos chez les nombreux amateurs de joies simples. Ne serions nous pas, finalement, tous concernés ?
A l’heure où la vibration acoustique de Cocoon ou The Do semble faire recette dans notre pays, il serait bon de s’en retourner à quelques valeurs bien plus fiables, à commencer par Joy Sex &War, qui finalement brille de ne pas avoir été écrit par un folkeux mais bien par un songwriter punk, pris d’une longue gueule de bois.
Grisant.
| Avis de la Team | | |  | | Iro22 |  |
Les internautes ont la parole! : 1 message(s) Laisser un message Candide 15/10/2009 avis:  Très bel album, surtout continuez, dommage que les textes ne puissent être consultables sur le net !
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