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STYLE : heavy métal fusion
DU MÊME ARTISTE :


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Audioslave - Audioslave - 2002
| 1 | Cochise |
| 2 | Show me how to live |
| 3 | Gasoline |
| 4 | What you are |
| 5 | Like a stone |
| 6 | Set it off |
| 7 | Shadow on the sun | |
| 8 | I am the highway |
| 9 | Exploder |
| 10 | Hypnotize |
| 11 | Bring em back alive |
| 12 | Light my way |
| 13 | Getaway car |
| 14 | The last remaining light | |
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AUDIOSLAVE, OU LE DYNAMISME CONVENU
Le dynamisme convenu : retour sur l’aventure Audioslave. En 2000, les trois instrumentistes de Rage Against the Machine cherchent un remplaçant au poste de chanteur, après le départ tonitruant de Zack de la Rocha. Ils refusent d’engager un nouveau rapper, refusant d’être comparés à leur passé ; mais la recherche d’un vocaliste assez célèbre et assez talentueux pour rejoindre ces trois stars du rock alternatif n’est guère chose facile. C’est Rick Rubin, le génial producteur de Long Island, qui les met en contact avec Chris Cornell, alors engagé dans une fructueuse carrière solo. Les quatre s’entendent comme larrons en foire, débutant immédiatement le processus de composition, écrivant 21 chansons en 19 jours et commençant l’enregistrement dans la foulée. La nouvelle de la formation du groupe attire nombre de ricanements nerveux de la part de la critique, devenue franchement hostile à la moindre idée de super-groupe. Le nom du quatuor, Audioslave, considéré comme banal et sans inspiration, ne fait qu’ajouter à l’hilarité générale. Les histoires d’argent commencent déjà à surgir, le groupe se séparant de ses managers respectifs, qui s’entre-déchiraient pour conquérir l’autorité sur la conduite d’Audioslave. Le premier album du quatuor paraît le 19 novembre 2002, remportant un succès colossal et immédiat.
Impossible, en raison de leur passé, de ne pas comparer les quatre musiciens à leurs projets antérieurs. De fait, une grande partie de la presse spécialisée balaye Audioslave d’un revers de main, méprisant ce "Rage Against The Machine avec la voix de Soundgarden". Même si cette description n’est pas fausse en elle-même, les choses sont un peu plus complexes qu’il n’y paraît. Ce qui est certain, dès l’introduction de "Cochise", c’est que l’auditeur est en terrain connu. Ce bruit caverneux et frémissant rappelle certains titres parus au sein d’Evil Empire. Le riff qui suit porte également la marque inimitable de Thomas Baptiste Morello, à la fois moderniste et traditionaliste. La voix de Cornell, vibrante à souhait, n’est toutefois pas à la hauteur de sa glorieuse carrière. Les hurlements de Badmotorfinger et de Superunknown ont bel et bien disparu, remplacés par des gémissements certes honorables mais manquant singulièrement de raucité. Le beau Chris préfère d’ailleurs utiliser une voix de crooner ample, douce, suave sur la plupart des titres de l’album. C’est grâce à cela que l’on comprend soudain l’importance de Zack de la Rocha dans Rage Against the Machine ; il arrivait à insuffler une véritable rage à des morceaux de heavy rock assez classiques. La présence de Cornell aseptise ainsi énormément les morceaux, révélant la musique du quatuor sous un éclairage assez nouveau.
La très courte période de composition se ressent au niveau des titres, structurés simplement selon la formule inévitable du couplet/refrain/solo, à l’extrême opposé des travaux précédents de Cornell et des instrumentistes. Cela a au moins pour bienfait de discipliner les interventions de Tom Morello, plus discret que sur les deux derniers albums de Rage Against The Machine. La production de Rick Rubin confirme l’impression initiale : ce disque n’est pas fait pour choquer, il est fait pour conquérir le public. L’existence même d’Audioslave est surprenante, surtout pour ceux qui connaissent l’activisme furieux de Morello. Les anciens membres de la Rage contre la Machine semblent avoir abandonné partiellement leurs convictions pour rejoindre le Barnum américain, la grande foire des super-groupes. Ce projet laisse une impression mitigée. Certes, il y a de bonnes chansons ici, on ne peut le nier. "Like A Stone", "Cochise" et "I Am The Highway<" s’impriment durablement en mémoire, malgré leur caractère convenu. Pourtant, l’ensemble manque d’âme. Il est difficile de voir en ce premier l’album l’œuvre d’un groupe véritablement soudé. Il n’y a guère de chaleur humaine au sein de ces titres, dont la plupart ne présentent guère d’intérêt, ne méritant qu’une attention aussi polie que passagère. Ce disque est ainsi à l’image de toute la carrière d’Audioslave.
Aprés les Trous noirs, les Quasars ou les Pulsars, la galaxie Rock vient de s'équipper d'un nouveau corps céleste: le Néant Total. Ou comment arriver à se faire entendre quand on n'a strictement rien à dire.
Audioslave est un bide cosmique. La rencontre des talents combiné de RATM sans le grand Zach et du chanteur de Soundgarden sans... Soundgarden. Et bien le résultat de cette abstraite équation donne No Rage, No Sound and No Garden. Un cocktail sans saveur et sans couleur d'ou n'émane aucun semblant de puissance et ou le maitre mot ayant présidé à ces ébats stériles semble être: "Du fric!!!"
Même la pochette est à chier. Tentative infantile de donner un aspect "artistique" à un objet débile qui n'en contient pas une once décibélique.Retournez plutôt écouter les albums de RATM ou bien ceux de Soundgarden, vous aurez alors une idée précise de ce qu'est le talent.
| Avis de la Team | | |  | | Iro22 |  | | KlOwN |  | | Mike.Patton |  | | Religionnaire |  | | Roquentin |  | | Ulyssangus |  |
Les internautes ont la parole! : 3 message(s) Laisser un message | le_duff 02/01/2010 avis: |  |
Je les ai vu en concert au zénith de Paris. L'impression laissée par les deux premiers disque de cette collaboration s'est renforcée: C'est très convenu et à aucun moment ce que chacun peut apporter ne se transcende pour donner mieux qu'une somme individuelle. Parfois même la facilité les gagne et ça donne du vide, ça sonne complètement creux.
Dommage, Morello est un guitariste intéressant et sur quelques intonations typiques, on se met à rêver un bref instant retrouver la hargne de Cornell. Hélas le souffle retombe immédiatement.
En live c'est pire: Chris est incapable de singer le flow rap des titres de ratm ce qui le met inévitablment mal à l'aise et les autres sont incapables de retranscruire le grunge metal et le doom de black sabbath qui a nourri Soundgarden. Au final ni sur les deux terrains adverses ni sur le terrain Audioslave la sauce n'a pu prendre. Pire le seul temps fort fut Chris seul à la guitare sèche interprétant "Black Hole Sun". Autrement dit la seule chose souhaitable à Chris Cornell pour exploiter sa voix légendaire, c'est de prier à la reformation de Soundgarden. Un comble, espérer du nouveau avec du vieux plus très frais avec le temps...
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| Ghzaaa 22/12/2005 avis: |  |
Ces garçons étaient faits pour se rencontrer. Un super groupe, ou presque, est né avec les anciens de Rage Against The Machine débauchant le chanteur de feu Soundgarden. Et lorsqu'une voie aussi identifiable que celle de Chris Cornell – l'ancien hurleur en chef de Soundgarden – rejoint le gang redoutable constitué par Tim Commerford, Brad Wilk et Tom Morello (les trois quarts de Rage), on sait que la réunion qui en résultera ne fera pas de quartier. Et rappellera davantage le groupe du premier que celui des trois autres. Pour donner vie à un heavy metal millésimé, bien dans la veine de Led Zeppelin ("Show Me How To Live"). Produit par le très inspiré Rick Rubin, le son de cet album se veut inscrit dans une continuité historique solide. La rythmique, inexorable dans sa puissance, plombe l'avancée des chansons à l'airain. Et les 4 musiciens risquent des effets malins, stridences et larsens du meilleur aloi ("Bring Em Back Alive") ou le riff despotique de "Gasoline". Ce qu'on aime chez Audioslave, c'est qu'avec le parcours qui est celui des quatre hommes, ils installent leur musique avec la force tranquille des grands anciens. Et la chanson "Cochise" qui ouvre le disque montre la direction qu'entend prendre le quatuor
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| poulpy 15/12/2005 avis: |  |
vous vous plaignez que ce n'est pas RATM ni soundgardn, mais C'EST le cas. Ces 2 groupes sont MORTS. S'ils avaient repri le style pure de l'un des 2 groupes on aurait dit que ce n'est que purement commercial, là ils ont osé changé, et que retrouve t'ils? des personnes qui disent que c'est commercial... Avant de critiquer ce fabuleux mélange de 2 groupes monstres, réfléchissez un peu, et point de vu musicale il n'y a rien à redire. Il faut penser à oublier le passé et se tourner vers la nouvelle formule. De plus, s'ils gagnent du fric, c'est le but recherché non?
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