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STYLE : rhythm'n'blues

DU MÊME ARTISTE :

Rod Stewart - Atlantic Crossing - 1975

1Three Time Loser
2Alright For An Hour Listen
3All In The Name Of Rock 'N' Roll
4Drift Away
5Stone Cold Sober
6I Don't Want To Talk About It
7It's Not The Spotlight
8This Old Heart Of Mine
9Still Love You
10Sailing

      StarChild


09/10/2007    

1975 ATLANTIC CROSSING … LE GRAND SAUT…

En choisissant de s’installer au Etats-Unis pour y développer une carrière solo qui lui tend les bras depuis quelques années, tout en laissant derrière lui une première vie dédiée au folk, ainsi qu’au rock stonien des Faces, Rod Stewart décide, par la même, de se dessiner une nouvelle garde-robe. Toutefois, pour assurer la transition dans les meilleures conditions, comme pour répondre à ses aspirations du moment, celle-ci sera très tendance rhythm'n'blues, partagée entre reprises et compositions originales. Assisté par tout le staff technique des studios de Muscle Shoals, des Memphis Horns et de Steve Cropper, entres autres, le chanteur trouve immédiatement ses marques, laisse glisser sa voix éraillée au whisky sur ce qui va devenir un des ses albums de référence.

Sous le costume soul d’Atlantic Crossing, plusieurs surprises. L’originalité tout d’abord, car celui-ci comporte deux faces bien distinctes, avec pour chacune, un rôle bien déterminé. Une « fast side » marquée par plusieurs moments forts, tant au niveau interprétation, qu’instrumental et une « slow side » destinée à mettre en avant une émotion qui atteint son comble sur Sailing, superbe reprise des Sutherland Brothers. Ensuite, si globalement l’album est d’un parfait équilibre, c’est surtout parce que le vrai talent de Stewart est d’avoir su s’approprier toutes les reprises qui le composent pour moitié et ce, en les revisitant au plus que parfait. Jamais depuis l’époque des Faces, l’anglais de naissance, mais écossais dans l’âme, ne nous avait fait montre d’une telle sensibilité vocale.

Terminé les choix hasardeux qui avait fait de Smiler un album sans réel relief. Avec ce saut de l’ange transatlantique, Roderick David Stewart s’installe immédiatement en tête des Charts pour la conserver quelques années durant. Quelques années seulement, car à force de concessions et une certaine désinvolture créatrice, la plupart de ses prochaines productions n’auront plus rien à voir avec la spontanéité de Three Time Loser ou l’évidence de Stone Cold Sober. En attendant que s’opère cette conversion, court sur la durée, mais dosé au millimètre, Atlantic Crossing est une injection de feeling de tout premier ordre.


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StarChild

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