 ©Tee Pee Records
STYLE : Heavy Stoner/Doom
DU MÊME ARTISTE :


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High on Fire - The Art of Self Defense - 2001
| 1 | Baghdad
| | 2 | 10.000 Years
| | 3 | Blood From Zion
| | 4 | Last
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| 5 | Fireface
| | 6 | Master of Fists
| | 7 | Steel Shoe (Bonus Track)
| | 8 | The Usurper (Bonus Track, Celtic Frost Cover)
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Après que London Records ait catégoriquement refusé de sortir Dopesmoker, puisque ce dernier n’est composé que d’une longue (et pourtant parfaite) piste de 63 minutes, Sleep décide de se saborder plutôt que de repartir en studio et jouer le jeu des marchands de musique. Nous sommes en 1995 et Al Cisneros se sent l’âme d’un prophète, bien décidé qu’il est à composer des psaumes sur fond de transe musicale dronoïde. Il en a plus qu’assez de chanter des odes à la marijuana et des histoires de dragon. Qu’à cela ne tienne, ce créneau bas du front et complètement ancré dans les habitudes heavy metal américaine convient encore à Matt Pike, guitariste à la tête dure, désireux de remonter un nouveau power trio gras du bide : ainsi naît High on Fire. Flanqué de Des Kensel (batterie) et George Rice (basse), Pike s’empare aussi du micro – faute de mieux – et publie en 2000 un premier brûlot de son entité hybride mêlant speed metal, stoner et doom : The Art Of Self Defense.
Sorti en petite quantité sur le mythique Man’s Ruin Records (ce disque, avec l’horrible pochette originelle est désormais quasi introuvable), ce premier opus d’High on Fire est réédité lors de la faillite du label l’année suivante par Tee Pee Records qui rehausse le produit de deux titres supplémentaires et fait trôner en couverture cet aigle à l’allure menaçante.
Matt Pike capitalise sur certains éléments essentiels à la musique de Sleep, tel que le son étouffant de sa guitare (« Master Of Fists » sonne quasiment comme un échappé de Holy Mountain) ainsi que les thématiques abordées, mais élargie les influences purement sabbathiennes pour s’abandonner aux rythmiques thrash qu’il affectionne. Dès « Baghdad » en ouverture, où le heavy metal survitaminé du combo semble se mouvoir dans quelques marais poisseux sous un soleil écrasant, le ton est donné. High on Fire fait courir ses riffs sur une corde bien raide, arrose sa mixture de la voix éraillée de Pike (qui a quelques similitudes avec celle de Lemmy Kilmister) et n’hésite pas à casser le rythme pour s’aventurer sur les terres arides d’un doom asphyxié. L’ouverture à la basse de « 10,000 Years » fait encore frémir les déçus du départ d’Al Cisneros vers des cieux bénis et le nouveau trio d’Oakland s’impose rapidement comme une référence absolue pour un foulitude de jeunes formations (The Sword saura prendre bonne note du brassage de genre opéré par le maître High on Fire sur Gods of the Earth). La production de Billy Anderson ne permet pas de rendre correctement justice aux compositions de cet opus mais The Art Of Self Defense offre un premier aperçu de ce que le combo sera capable d’offrir par la suite.
Entre l’aridité sonore d’une scène stoner qui l’a vu naitre et tics heavy metal ancestral indémodables, High on Fire se veut être le meilleur remède contre la morosité musicale des années 00’s. Votre serviteur en est persuadé.
Les bonus de cette édition n’ont rien de désagréable : le rythme effréné de « Steel Shoe » rappelle l’affection de Pike pour les fatras sonore joué pleine balle tandis que le dernier titre n’est autre qu’une reprise de « The Usurper », gros thrash compressé de Celtic Frost ici joué avec style et respect.
Myspace High On Fire
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