As I Lay Dying fait partie des fers de lance de la scène Metalcore US, c’est également un des groupes phare du catalogue du label Metal Blade. En très peu d’album, quatre avec celui-ci, ils auront réussi à gravir les échelons pour devenir une des références du style. Depuis 2001, le groupe distille son métal chargé de positivisme et c’est une des choses qui différencie le gang de San Diego qui tente de faire passer un message positif plutôt que de déverser des flots de haine.
Voici donc le quatrième opus des californiens, qui pour l’occasion présentent leur nouveau bassiste Josh Gilbert. Ce sera lui qui s’occupera aussi du chant clair, en lieu et place de Clint Norris. Ce sera une question de goût, mais je trouve qu’on y gagne carrément au change. Abordons, tant que nous sommes dans le sujet, le chant clair, très présent ici, il apporte une réelle couleur aux morceaux. Il faut dire que Josh dispose d’un joli filet de voix qui, sans être exceptionnel, fait son effet.
Musicalement, cet album fait plaisir à entendre car les gratteux se lâchent enfin et nous abreuvent de riffs trashy en diable et se permettent de poser de très bons solos (Comfort Betrays, Bury Us All ou encore The Sound Of Truth) ou un interlude (Departed) où les deux guitares se lovent dans un duo violoning / taping de toute beauté. Ca bûcheronne sévèrement ici, même si parfois le tout manque d’originalité, on se laisse prendre au jeu. Mention plus que spéciale au batteur qui apporte énormément à la réussite des compos. Ses blast beats dévastateurs sont des plus efficaces et impressionnants. Il n’en faudra pas plus pour faire headbanger les foules.
Même si l’album est très efficace, on aurait été en droit d’attendre un petit peu mieux du groupe qui parfois semble se contenter de faire dans le basique. S’il est vrai que cet album est bien ficelé et qu’il détruit tout sur son passage, on a des fois l’impression d’avoir déjà entendu ça des tonnes de fois. Vu le potentiel du groupe, j’aurai aimé qu’ils aillent plus loin dans leur démarche et qu’ils ne se contentent pas de jouer la sécurité.
Un album en demi teinte donc ni mauvais, ni totalement bon. Le groupe en cherchant à évoluer s’est un peu perdu en route ou n’à pas vraiment osé franchir complètement le pas. Il n’en reste pas moins que cet album compte son lot de titres percutants et de mélodies entêtantes et qu’il ravira pas mal de monde. De plus la production léchée et hyper propre d’Adam Dutkiewitz (guitariste de Killswitch Engage) sert à la perfection les chansons. Ce qu’il faudra en retenir c’est que As I Lay Dying a le mérite d’essayer de ne pas stagner et c’est plutôt une bonne chose !
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