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STYLE : Heavy Metal

DU MÊME ARTISTE :

Angel Witch - Angel Witch - 1980

1Angel Witch
2Atlantis
3White Witch
4Confused
5Sorcerers
6Gorgon
7Sweet Danger
8Free Man
9Angel Of Death
10Devil's Tower
11Loser
12Suffer
13Dr. Phibes
14Flight Nineteen
15Baphometh
16Hades Paradise
17Sweet Danger
18Angel Of Death
19Exterminaion Day
20Angel Witch

      Requiem


26/08/2006    

Le début des années 80 et en particulier les années de la New Wave Of British Heavy Metal furent cruciales pour la formation de l’imagerie metal. Si l’on a retenu de cette période Iron Maiden, Saxon et Def Leppard, bien des formations croyant que le temps de la reconnaissance était venu pour le heavy-metal se sont sacrifiés sur l’autel de la crise identitaire. La corne d’abondance NWOBHM n’était qu’un leurre et il faudrait attendre encore quelques années pour que les américains finissent par profiter des graines semées en Albion, se lançant à l’assaut des charts.
Ce n’est qu’aujourd’hui que ceux qui furent des influences majeures des scènes thrash, doom, speed voire black reçoivent une reconnaissance tardive.

Utilisant les structures basiques du hard pour les déployer à pleine vitesse et les sertir de solos débridés, Angel Witch se dressait dès 1980 comme un prétendant sérieux au trône. Mais les critiques fielleux eurent raison du succès naissant de ce descendant de Black Sabbath. Il ne reste aujourd’hui à Kevin Heybourne que les souvenir d’une époque dorée où un soir ils faillirent même voler à Iron Maiden leur premier contrat sur une major, ainsi qu’un album certifié ‘classic metal’, l’indispensable Angel Witch.

Se basant comme tant d’autres sur une énergie instantanée et directe reposant sur des riffs lourds et rapides, Angel Witch a vu ses indéniables capacités et la richesse de son répertoire négligées par un public incapable de s’adapter au créneau du groupe. Trop heavy pour les Maidenheads et trop sophistiqué pour les fans de Venom, la musique d’Angel Witch, semblable à un pot pourri de ces références mélangées avec une touche de Witchfinder General et de Mercyful Fate, était pourtant plus que digne d’intérêt.
Mais les rock critics sans pitié de l’époque eurent raison de la notoriété naissante d’Angel Witch. La faute peut être à un Heybourne qui, en plus d’assurer le rôle de six cordiste, s’acharnait à s’occuper du chant, posant ses vocaux nasillards et parfois faux sur ce qui reste l’une des bandes son définitives de la NWOBHM. On pourrait s’imaginer quel impact aurait pu avoir le groupe s’il s’était payé un Paul DiAnno ou un King Diamond, mais après tout Angel Witch n’aurait jamais été le même sans les vocalises Heybourne (son timbre dramatique fait des merveilles sur des titres tels que « White Witch » ou « Sorcerers »).
Un Heybourne dont l’intégralité de l’album est marqué par le touché bouillant et sauvage, imposant le jeune anglais comme l’un des seuls guitar hero de sa génération, influence de la vague thrash américaine.

Le titre éponyme servant d’ouverture, hit chromé surpuissant, doté d’un refrain imparable et d’un passage à chanter en cœur (un bière à la main si possible) est resté un classique immortel du genre, mais il est loin de résumer l’album dans son intégralité. Il faut apprivoiser le chant de Heybourne puis s’attaquer aux merveilles que sont « Sorcerers » ou « Free Man » pour admirer l’utilisation opportune des guitares acoustiques dans cet océan d’acier.
Ouvrant la voie à tant d’autres, Angel Witch aborde parmi les premiers des thèmes gothiques/satanistes (après tout nous sommes deux ans avant le premier album de Venom) et part même errer dans les contrées de la mythologie (« Atlantis », « Gorgon »), véritable source d’inspirations pour les générations suivantes.

Mais un premier album brillant, tendu et heavy ne suffira pas à Angel Witch et les critiques acerbes ajoutées aux problèmes de managment auront raison du line up original, forçant Heybourne à se battre pendant deux décennies pour continuer sa route.
La réédition ‘anniversaire’ de ce classique dont le tracklisting original a été enrichi de pas moins de 10 chansons n’est qu’une autre bonne raison pour courir chez son disquaire pour acheter la bête. La suite ne sera que délice et headbanging, promis juré.


Avis de la Team
StarChild

Les internautes ont la parole! : 6 message(s)    Laisser un message

metallo  19/03/2010    avis

OK!Je suis un gros fan des deux premiers Maiden, tous les goûts sont dans la nature! J'aime beaucoup le côté "Raw", sauvage,direct de Killers. Mais je comprends très bien qu'on préfrère la période Dickinson! j'adule "Piece of Mind", mais je pense que "Number" est un album de transition, comme composé pour Di Anno mais chanté par Bruce! Je lui préfère les deux premiers! mais sans rejeter "Number", bien sur!


le_duff  19/03/2010    avis

@Metallo : Comme quoi tous les avis sont possibles: J'avais déjà les albums de Budgie avant de me plonger dans la NWOBHM. J'avais pas vu les choses sous cet angle...
Pour le premier maiden, oui pas de quoi sauter sur la table. En même temps c'est pour la raison que j'évoque, il est trop ancré dans la mouvance du moment. Chansons directes, chant direct et personnel de Di Anno avec Clive Burr teinté de punk à la batterie. L'arrivée de Dickinson donne immédiatement plus d'ampleur et permet à Harris de nourrir des projets plus ambitieux. Et hop au moment où la NWOBHM s'essouffle, Maiden est déjà parti sous d'autres cieux.
Désolé je confirme mon jugement...


Metallo va bro  18/03/2010    avis

Oulala! Quelle noir jugement, le Duff (Duff:du:noir en breton?). En amateur éclairé de la NWOBHM, je pense moi que Diamond Head, que j'ai "adulé" pendant des années, à bien pompé sa musique sur celle de Budgie, autre combo british (gallois!)du début des 70's et que j'ai très tardivement découvert. Pour l'originalité, on repassera.Je pense personnellement que ce premier album de l'ange sorcière est un classique bien supérieur au premier Maiden, par exemple. Sans doute, on y retrouve ce qui inspirera des Mercyful Fate, Metallica ou Megadeth. Un joyau trop rare pour être snobé. Très gros feeling.


le_duff  15/03/2010    avis

Passionné par la NWOBHM, je crois en avoir (à peu près) fait le tour. Je crois finalement qu'il n'y a aucune injustice à ce que très peu de groupe aient percé. Les riffs innovants et la manière de chanter inspirée de Rob Halford avec les cris aigus (scream en anglais) c'est gentil mais peu finalement proposaient de la qualité. Angel Witch est ici récompensé, comme tous les groupes de NWOBHM qui n'ont pas fait carrière, j'aurais plutôt aimé voir chroniquer les premiers efforts de Diamond Head. Metallica ne s'y est pas trompé ce sont eux qui avaient les meilleurs riffs et un chanteur digne de faire douter James Hetfield sur la conduite à suivre du moins au temps de "Kill 'em All".

Angel Witch est symparhique mais comporte les défauts de la période: Manque de cohésion sur le disque, morceaux inégaux, but plus ou moins atteint. Pas étonnant qu'Iron Maiden soit le seul groupe sorti de cette période. Les riffs et les compos sont meilleurs et Bruce Dickinson est de loin le meilleur chanteur de la NWOBHM. Pas étonnant aussi qu'Iron Maiden et Judas Priest aient dominé le métal anglais dans les années 80, tant les 2 groupes me semblent supérieurs en tous points à ces jeunes formations qui ont certes donné un coup de pieds dans la formulière mais sans jamais transformer l'essai.

Plaisant mais juste un témoignage d'une époque fertile qui a servi à d'autres formations plus talentueuses pour faire leurs gammes. Le Thrash metal en particulier.


metallo  14/03/2010    avis

Pouf! Un classique. Le meilleur album de la NWOBHM. Loin devant les Saxon et autres. La suite ne sera pas à la hauteur.


Clash  29/04/2007    avis

C'est fou ce que la pochette du live "No sleep til Hammersmith" de Motörhead ressemble à celle de ce disque...
Album assez bien foutu, mais je n'accroche qu'à moitié.



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