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STYLE : Hard Rock / Folk

DU MÊME ARTISTE :

The Parlor Mob - And You Were A Crow - 2009

1Hard Times
2Dead Wrong
3Everything You're Breathing For
4The Kids
5When I Was An Orphan
6Angry Young Girl
7Carnival of Crows
8Real Hard Headed
9Tide of Tears
10My Favorite Heart to Break
11Bullet
12Can't Keep No Good Boy Down

      Iro22


30/06/2009    

Le revival hard rock est en marche. Back to the roots, retour aux 70’s. Coté maison de disques, chacune cherche son poulain pour s’engouffrer dans la brèche. Roadrunner, qui a déjà réussi à placer Airbourne et Black Stone Cherry, revient fort avec The Parlor Mob, nouveaux venus de cette scène bouillonnante.
Elégants gangsters de la côte est, le groupe a fait ses premiers délits sous le nom de What About Franck ?, avant d’être propulsé chez Capitol qui lui a produit un quatre titre sans jamais le sortir, la fusion avec Virgin ayant laissé quelques bons groupes sur le carreau. The Parlor Mob distribue donc sa came via internet, ce qui suffit amplement pour intéresser Roadrunner qui produit And You Were A Crow et le diffuse dans toute les bonnes crêmeries.

L’accroche est simple, elle fait saliver. The Parlor Mob serait le nouveau Led Zeppelin !
La filiation ne tient finalement qu’à une voix geignarde et une folle tendance à marier blues plombé et folk lumineux mais la comparaison s’arrête là. Personne ne peux être, en définitive le nouveau Led Zeppelin. La légende de ce groupe vient de sa capacité à inventer un genre. Kyuss, Minor Threat, Death,Trouble, Napalm Death sont alors les candidats les plus probables à la succession du Zeppelin. La reconnaissance à grande échelle en moins. Repositionnons The Parlor Mob à sa vrai place et sa musique ne sera que mieux appréciée.

Le jeune quintet de New Jersey, qui tient son nom d’un gang de braqueurs du grand ouest, tisse un rock de facture ‘‘Classic’’, teinté de folk à l’américaine, le rapprochant bien plus d’un Black Crowes (donc, par filiation, des Rolling Stones) que de la British Blues Explosion dont est issu Led Zeppelin. Ce qui fait la particularité du groupe, hormis un sens aigu du riff et une voix immédiatement reconnaissable, ce sont les mesures asymétriques (le 5+6 de ‘‘Bullet’’) rappelant la musique pratiquée par Wolfmother, même si les guitares plongent moins dans les basses fréquences.
S’il est bien question de rock – comme ‘‘Hard Times’’ ou ‘‘The Kids’’ l’atteste – The Parlor Mob s’autorise quelques incursions folk. ‘‘Can’t Keep No Good Boy Down’’ en est la parfaite incarnation. Mark Melicia, chanteur émérite (qui gagnerais à moins chougner, Robert Plant est ultra sexuel dans ses gémissements, pas geignard et puis merde, 40 ans sont passés, on ne fait plus dresser les têtons des ravissantes poitrines du public féminin avec les mêmes gimmicks de nos jours !) revient à ses premiers amours et bricole des textes touchants, autorisant ses compères quelques touches modernes sur sa protest song introspective ‘‘When I Was An Orphan’’.

Le groupe joue donc sur le fil d’un rasoir rock, posant quelques touches progressives de ça de là, s’offrant de douces incursions dans le folk, mêlant accords timides et chant plaintif dans un grand fourre-tout plein de classe nommé And You Were a Crow. Il ne fait nul doute qu’il va falloir compter sur The Parlor Mob à l’avenir si ces dernier s’affranchissent de l’ombre menaçante du Zeppelin au dessus de leurs têtes pour verser dans ce jukebox us, cet espèce d’instantané passionnant rassemblant plusieurs décennies de rock américain dans une seule formation. Des bandits dont on attend le second méfait sans craintes.


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Iro22

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