 ©Earache
STYLE : death metal
DU MÊME ARTISTE :

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Morbid Angel - Altars Of Madness - 1989
| 1 | Immortal Rites |
| 2 | Suffocation |
| 3 | Visions from the Darkside |
| 4 | Maze of Torment |
| 5 | Lord of All Fevers and Plague |
| 6 | Chapel of Ghouls |
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| 7 | Bleed for the Devil |
| 8 | Damnation |
| 9 | Blasphemy |
| 10 | Evil Spells |
| 11 | Maze of Torment (Remix) |
| 12 | Chapel of Ghouls (Remix) |
| 13 | Blasphemy (Remix) |
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Bon, disons le, je ne suis pas aussi branché death-metal que mon collègue Burial et mon expérience avec le genre est loin d’être aussi étendue que la sienne mais je sais UNE chose : Altars Of Madness est un putain de classique et l’un des rares albums de death que je peux écouter sans saturer. Morbid Angel est un groupe qui, au même titre que Deicide, Atheist, Vital Remains, Obituary, Death et quelques autres, s’élèvera toujours un peu au-dessus de la masse des groupes du genre.
La première chose qui s’impose en évidence c’est que les mecs de Morbid Angel sont de véritables musiciens et sont prêts à faire démonstration de leur niveau technique hors du commun (contrairement à certains autres groupes de death, oui, c’est de vous que je parle, Mortician). Au fil des albums l’ange morbide deviendra de plus en plus technique et complexe mais dès son premier album le groupe nous offre un magnifique concentré de riffs tortueux et de titres à multi-rythmes. Tout guitariste fan de heavy-metal devrait se prosterner chaque jour devant une icône à l’image de Trey Azagthoth (putain de nom). Cet énergumène est probablement, avec Chuck Schuldiner, Dave Suzuki et quelques autres l’un des guitaristes de death-metal les plus incroyables. Il arrive à faire sortir de sa guitare des sons pas possibles, si les ‘grands anciens’ en lesquels il croit fermement existent bel et bien, ils l’ont définitivement béni au berceau dans le but d’en faire leur troubadour.
Cependant il ne faut pas oublier ce cher Brunelle qui essaye tant bien que mal de tenir tête au gratteux démoniaque et qui déchaîne lui aussi quelques solos mémorables.
Mais bien sur on ne peut pas parler de Morbid Angel sans mentionner David Vincent, bassiste émérite et surtout chanteur extraordinaire. Ce qui me gène (et qui gène ceux que le death rebute) avec le death c’est surtout le point des vocaux gutturaux grognés. David Vincent, au lieu de suivre cette école préfère délivrer les paroles haineuses de son timbre colérique, arraché et imposant qui n’est pas sans rappeler par moments les grands ténors du thrash-metal (Mille Petrozza de Kreator, Tom Angelripper de Sodom…). D’ailleurs ce n’est pas là le seul point commun entre la musique de Altars Of Madness et le thrash-metal car l’album en lui-même possède un veine typiquement thrashy qui rappelle le grand Slayer. Je me plais à penser que Altars Of Madness est en quelques sortes un évolution logique du Reign In Blood de Slayer (l’un des plus grands albums du metal soit dit en passant). Si Slayer n’avait pas pris une voie plus mélodique après son album de 1986 et avait continué dans l’extrême, il aurait peut être accouché de Altars Of Madness.
Les dix chansons qui composent Altars Of Madness (dix chansons… Tout comme Reign In Blood !) s’enchaînent vite et s’enchaînent bien. On peut ressentir un certaine redondance vers la fin de l’album mais elle fait en fait partie intégrante de la volonté de Morbid Angel de déstabiliser l’auditeur (je n’invente rien c’est marqué dans le livret). Mais la musique proposée ne manque pas de groove (voir l’ouverture monstrueuse de « Immortal Rites ») et porte avec perfidie au headbanging forcené ; il m’est arrivé d’écouter Altars Of Madness dans des transports en commun et il m’était dur de retenir le mouvement oscillatoire frénétique de ma colonne vertébrale !
Avec cet album Morbid Angel a accouché d’un classique définitif, Altars Of Madness est peut être moins complexe que ses successeurs et plus ancré dans les racines traditionnelles du groupe, il n’en reste pas moins mon album favori du groupe et l’un de mes disques de chevet.
Je n’ai qu’une chose à dire : ALLEZ L’ACHETER.
Combien de groupes de death metal peuvent se venter d’avoir un album culte dans leur discographie ? Il y a bien sûr Suffocation avec Pierced From Within, Deicide avec son album éponyme ou encore Obituary avec Slowly We Rot, mais il y a surtout un album qui atteindra un niveau culte au-dessus de ceux précités, son nom ? Altars Of Madness.
Replaçons-nous dans le contexte : 1989, les grands noms de la musique « extrême » se résument à Slayer, Sodom, Sepultura ou encore Celtic Frost. Mais un petit groupe, qui jusqu’ici n’avait qu’une démo à son compteur et portant le doux nom de Morbid Angel, sort son premier album. L’impact de celui-ci est immense, aucun groupe jusqu’alors n’avait joué aussi technique et rapide mais sans que la musique en devienne brouillon. Le groupe mené de front par le charismatique Trey Azagthoth déversa alors un véritable flot chaotique sonore sur l’univers metal qui inspira un nombre incalculable de formations par la suite.
Dès le début de la première chanson, on rentre dans le vif du sujet, l’ange morbide sait jouer vite et ne le cache pas. La voix de David Vincent semble venir des profondeurs de la Terre, Pete Sandoval martèle ses fûts à une vitesses surprenante (la légende dit même qu’il serait l’inventeur du blast beat…), Richard Brunelle assène son auditeur de riffs tranchants et headbangants à souhaits et le grand Trey Azaghtoth nous livre des soli d’une rapidité hallucinante tout en restant très mélodiques (il est souvent décrit comme le meilleur guitariste de l’extrême métal). Les hits s’enchaînent tout le long de ce disque : « Visions from the Dark Side », « Maze of Torment », « Evil Spells » sont des grands classiques, tout comme l’énorme « Lord of All Fevers & Plague » où David Vincent se livre à une incantation tout simplement grandiose (Ia kingu ia cthulu ia azbul ia azabua !!!) et sans oublier le magnifique « Chapel of Ghouls », qui selon moi est une des meilleures chansons que le groupe est composé, les nappes de clavier qui apparaissent en plein milieu du morceau et le break qui laisse à penser que le morceau est finit alors qu’il repart de plus belle, tout cela rend ce titre absolument grandiose. On notera également que sur la réédition de Altars Of Madness figure une vidéo live de « Immortal Rites » qui vous permettra de vous rendre compte à quel point ce groupe est carré en concert malgré la technicité et la vitesse de leur musique (surtout pour l’époque, c’est assez impressionnant), on trouvera également dans cette réédition trois chansons remixées comportant des soli différents des originaux mais toujours avec la patte très distincte de Trey Azagthoth.
Je résumerais ce disque en un mot : Culte !
| Avis de la Team | | |  | | Ulyssangus |  |
Les internautes ont la parole! : 1 message(s) Laisser un message | zvlörg 29/03/2011 avis: | 
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Un must, même si je lui préfère ses 3 successeurs, plus variés, ce Altars Of Madness s'impose comme le fondateur définitif de la vague death metal prête à exploser, l'ambiance maléfique qu'il dégage est des plus réussies (Chapel Of Ghouls et ses nombreux passages glaciaux) tandis que les restes thrash, notamment sur le grand classique Maze Of Torment, donnent un côté old school particulièrement savoureux à un album qui n'en demeure pas moins novateur.
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