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STYLE : Hard Rock

DU MÊME ARTISTE :































Blue Öyster Cult - Agent Of Fortune - 1976

1This Ain't The Summer Of Love
2True Confessions
3(Don't Fear) The Reaper
4E.T.I. (Extra Terrestrial Intelligence)
5The Revenge Of Vera Gemini
6Sinful Love
7Tattoo Vampire
8Morning Final
9Tenderloin
10Debbie Denise

      StarChild


28/09/2007    

1976 AGENT OF FORTUNE … FAUTEUR DE TROUBLES …

Lorsque sort Agent Of Fortune, le Blue Öyster Cult vient de placer la barre très haute avec un live radical doué d’une liberté d’interprétation inattendue. Parfaite conclusion à une messe noire qui s’était répandue durant trois albums particulièrement réussis, si ce point d’orgue public, tout en donnant la leçon, a pu permettre de rafraichir le sens donné au mot évènement, l’arrivée de ce disque fait l’effet d’une douche froide. Terminé l’hermétisme suffocant, la symbolique alliant l’esprit à la matière, le Cult revisite son imagerie pour en faire un hybride à fortes émanations pop.

Avec ce personnage en smoking, dandy cynique pour un visuel qui ne cache pas sa volonté de changement, voire de brouiller les cartes, si le Blue Öyster Cult désoriente sur l’instant, quelques détails significatifs confirment que la bête ne s’est pas encore dépouillée de toute noirceur. Cependant, un peu à l’image de cette fenêtre ouverte sur l’inconnu en arrière plan de l’élégant, quelque chose a changé. Comme si le besoin d’éclaircir le propos se faisait sentir pour mieux ratisser large, quitte à séduire une clientèle jusqu’alors ignorée.

En fait, Agent Of Fortune est un album à double tranchant. Le genre de réalisation qui souffle le chaud et froid, parce qu’elle tente de préserver l’âme sombre du groupe par des titres parfaitement pervertis, tels E.T.I. (Extra Terrestrial Intelligence) ou Tattoo Vampire, sans vraiment y croire, tandis que sur les autres plages les penchants commerciaux y sont déjà largement avoués. A l’évidence, mille fois moins subversif que par le passé, Blue Öyster Cult tente le grand saut vers une diversité dont les effets corruptifs semblent irrémédiables.

Encore obscur, mais déjà préfacé pop par l’apparition de cuivres, de lignes de chant mélodiques plus proches de la lumière que du mysticisme, Agent Of Fortune se propose d’élargir le champs d’investigation musical d’un groupe sur lequel les espoirs les plus torturés s’étaient concentrés. Sur le moment, le choc est sans précédent, voire impossible à surmonter, tant pour le fidèle les circonstances atténuantes ne paraissent pas de mise. Tenter le diable, alors que le contrat avec les ténèbres était déjà signé : quel drôle de pari sur l’avenir, alors que l’on disposait de tous les déséquilibres pour dominer le monde.

Malgré les critiques des irréductibles de la première heure, le disque aura le retentissement attendu. A savoir, prendre dans sa toile le plus grand nombre, comme recueillir les fruits d’une reconnaissance internationale tant de fois espérée. Comme toujours, lors de grands changements climatiques, certains y auront vu une mutation, d’autres une trahison…


Avis de la Team
DocSavage
KlOwN
StarChild
Ulyssangus

Les internautes ont la parole! : 1 message(s)    Laisser un message

jimi lou  21/03/2008    avis

Je formulerais à l'égard de ce disque le même genre de remarques que pour "Toys In The Attic " d'Aerosmith : la production gâche beaucoup le plaisir. Le son du disque est trop standardisé, la batterie et les voix sont trafiquées par des effets d'échos ou de nettoyage. J'amerais les entendre sonner réellement. " This Ain't The Summer Of Love " "E.T.I" "Morning Final" et "Tenderloin " sont de belles réussites, avec l'authenticité sonore en moins. Cette authenticité que l'on a à la même époque sur les album de Led Zep, AC/DC ou Thin Lizzy, et qui fait toute la différence.



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