 ©Reprise
STYLE : Folk-Rock
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Neil Young - After the Goldrush - 1970
| 1 | Tell Me Why
| | 2 | After The Gold Rush
| | 3 | Only Love Can Break Your Heart
| | 4 | Southern Man
| | 5 | Till The Morning Comes
| | 6 | Oh, Lonesome Me
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| 7 | Don't Let It Brings You Down
| | 8 | Birds
| | 9 | When You Dance You Can Really Love
| | 10 | I Believe In You
| | 11 | Cripple Creek Ferry
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After the Goldrush et Everybody Knows This is Nowhere sont les deux plus grands albums de Neil Young mais aussi les plus opposés malgré l'écart d'un an qui les séparent. Le secret pour comprendre cette évolution réside avant tout dans la collaboration du Loner avec Crosby, Stills & Nash sur leur deuxième album Déjà vu en 1970. Il y réalise avec ses deux compositions un véritable retour à ses racines folk ("Helpless") et country ("Country Girl").
Le reste du changement n'est que conséquence de ce désir de retour aux sources. Ainsi, le Crazy Horse ne participe pas autant à l'élaboration d'After the Goldrush. C'est pourquoi le son y est bien moins cradingue que sur son prédécesseur. De même, les titres sont beaucoup plus variés et globalement moins "hard", Neil Young n'étant pas contraint à un systématique format de "groupe" pour ses chansons.
Le canadien s'entoure cette fois au piano d'un certain Nils Lofgren, qui n'a alors que 17 ans et qui collaborera aussi avec Bruce Springsteen en dehors de sa carrière solo. Le vieux pote de Buffalo Springfield et CSN Stephen Stills apporte également sa voix lumineuse à une musique qui s'annonce désormais plus ambitieuse.
Les deux premiers titres sont plutôt minimalistes. Neil Young est seul avec sa guitare sur "Tell Me Why", soutenu par Stephen Stills pendant le refrain, et réalise là un des plus beaux titres country-folk de sa carrière. Le surprenant "After the Goldrush" est quant à lui débarrassé de la moindre guitare pour dévoiler un Neil Young des plus émouvants accompagné par un piano.
Le seul titre un tant soit peu violent et rappelant l'album précédent est le grandiose et anti-sudiste "Southern Man", qui sera malheureusement imité des centaines de fois y compris par Neil Young lui-même (et enervera beaucoup Lynyrd Skynyrd). Le reste de l'album contient certains des titres les plus beaux et émouvants du Loner comme le magnifique "Don't Let it Brings You Down" où il n'a jamais aussi bien chanté, ou encore ce "Birds" où Stephen Stills contribue à rendre le refrain des plus sublimes...
Neil Young nous gratifie également de titres plus légers voire cocasses, comme le jouissif "Cripple Crick Ferry" ou le virevoltant "Till the Morning Comes" dans un album décidemment très "complet".
After the Goldrush est donc l'album le plus représentatif de Neil Young, idéal pour s'initier, mais aussi à réécouter régulièrement avec son faux jumeau Everybody Knows This is Nowhere.
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