1978 ACE FREHLEY … PASSIONNANT…
Devenu une entité totalement dominée par le duo Stanley/Simmons, Kiss s’est changé en un costume un peu trop étroit pour une cohabitation heureuse des quatre créatures. Aussi, d’un commun accord, comme pour préserver le futur hypothétique du groupe, les doubles platinés décident de s’accorder le bénéfice d’un album solo sous l’enseigne du baiser. Si chacun se saisit de l’occasion pour peaufiner son style ou faire de cet espace une récréation, tel Gene Simmons, Ace décide d’affirmer sa personnalité au travers d’un objet résolument heavy, voire expérimental par biens des côtés. Reconnu pour être l’un des guitar hero les plus passionnants de sa génération, le Spaceman est un guitariste qui préfère l’efficacité à toute démonstration. Ainsi, c’est avec un disque très personnel, au caractère bien trempé, que l’homme va imposer sa vision d’un rock détaché de toute contrainte mercantile.
Tandis que Paul Stanley ne surprend pas son monde en faisant du Paul Stanley au travers d’un album fort réussi, que Gene Simmons avoue sa passion pour l’homme aux mille visages et que Peter Criss s’aventure avec un certain bonheur sur des tonalités jazz blues, Ace Frehley s’offre un pur moment de rock’n’roll. Sans perdre de vue Kiss, mais en prenant délibérément ses distances avec ce qui en fait ses lois, le guitariste décide de nous exposer à des climats et des tensions d’une telle variété que, ce qui aurait pu faire passer ce disque pour une simple performance individuelle, le mute en générosité créatrice. Epaulé par l’ami Eddie Kramer et son complice de toujours Anton Fig à la batterie, le new yorkais nous confirme être un excellent compositeur, comme un instrumentiste doué d’une réelle vision artistique.
Totalement maître des éléments, Ace en profite pour libérer ses guitares, tout en associant un certain nombre de guests à son projet. Stimulé par l’envie, la motivation de l’ensemble des participants, l’album s’en trouve pénétré d’une véritable liberté de ton, original et excitant de bout en bout. Heavy sur Rip It Out, sombre sur Snow Blind, identifié à des années lumière sur I'm In Need Of Love, le hard développé ici aime nous prendre au dépourvu, nous surprendre pour mieux nous transporter en d’autres dimensions. Favorablement servi par un contexte délesté de toute pression, faisant corps avec son instrument, le voyageur interstellaire fait étalage de son sens précis du riff sans jamais avoir besoin d’en rajouter. Ainsi, qu’il soit subtil dans l’étrange, tel Fractured Mirror ou plus radical à l’image d’un Speedin’ Back To My Baby, aucun morceau ne tombe dans la facilité, ni ne laisse indifférent.
En empruntant le titre New York Groove à Russ Balard pour en faire sa chose, Ace Frehley visita, à l’époque, la 13ème place du Billboard au grand dam de ses coéquipiers du magic circus. Démontrant ainsi, tant par sa capacité de créateur, que par son jeu, son indéniable importance dans l’entreprise Kiss, Space Ace signe de son audace un album captivant dans lequel chacun y trouve encore, feeling, émotion et cette bouffée de rêve que l’on appelle inspiration. En somme, ce disque témoigne plus d’un homme libre que d’un monstre sacré.
| Avis de la Team | |
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| StarChild |  |
Les internautes ont la parole! : 2 message(s) Laisser un message
| Bonobo 09/08/2007 avis: |  |
Le disque est bon. Il est pour moi inférieur à celui de Paul. Il regroupe tout de même des titres fantastiques tels que NY Groove ou Rip it Out. Se démarque quand même de la marque de fabrique KISS par moment.
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| chris snake 06/07/2007 avis: |  |
Le meilleur des 4 lp solos. ACE s'en retrouve revigoré pour aligner 6 titres sur Dynasty et Unmasked. Un must.
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