 ©Polar
STYLE : Euro-Pop
DU MÊME ARTISTE :





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ABBA - ABBA - 1975
| 1 | Mamma Mia
| | 2 | Hey, Hey Helen
| | 3 | Tropical Loveland
| | 4 | S.O.S.
| | 5 | Man in the Middle
| | 6 | Bang-A-Boomerang
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| 7 | I Do, I Do, I Do, I Do, I Do
| | 8 | Rock Me
| | 9 | Intermezzo No. 1
| | 10 | I've Been Waiting for You
| | 11 | So Long
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Bien que les deux couples échangistes ne soient guère effrayés par la réussite et la célébrité, leurs premières partouzes musicales palindromiques conservent l'inconsistance et la naïveté de l'éjaculation précoce. Le dépucelage, vif et glorieux, accompli grâce à "Waterloo" propulse ABBA sur la scène internationale sans pour autant lui offrir une réputation dépassant la fraicheur exotique fugace et attachante. Selon beaucoup, notamment les anglais, mieux vaut ne pas attendre davantage de ce sympathique vainqueur de l'Eurovision qui ne pourra jamais faire plus que d'amuser les scandinaves et les australiens. Ce troisième disque, par sa consistance et son petit paquet de tubes, détruit la plupart des doutes en imposant ABBA comme un groupe sérieux et horriblement talentueux. Ses débuts sont pourtant timides avec l'échec relatif du premier single "So Long". Si les anglo-saxons restent peu enthousiasmés par ce nouveau "Waterloo", ils succombent rapidement à la savoureuse paire "I Do, I Do, I Do, I Do, I Do" "SOS", bien moins fougueux mais dont l'efficacité mélodique s'avère incontestable. Le premier dévoile un hommage nostalgique, non exempt de ringardise, aux orchestres populaires à dominance saxophonique des années cinquante, tandis que le second affiche les progrès réalisés dans le domaine de la ballade émouvante aux paroles innocentes.
Le triomphe est obtenu avec le splendide "Mamma Mia", digne successeur de "Waterloo" au sommet du classement britannique. Cette merveilleuse combinaison de mélodies simples, imparables, d'arrangements vigoureux, le tout sur un dénivelé bien plus sophistiqué qu'il n'y parait, constitue une des pièces de rock démocratique les plus orgasmiques qui soient. A peine moins remuant, "Bang-A-Boomerang", recalé aux présélections suédoises de l'Eurovision 1975, ne peut malheureusement délivrer son irrésistible "Dum-be-dum-dum" qu'en France, un pays qui n'en saisit pas toute la jouissance. A ce stade, les deux maquereaux et les deux tourterelles sont encore préoccupés par une certaine diversité, auparavant pas toujours convaincante, mais qui trouve ici grâce aux oreilles du Religionnaire. Ainsi, que le quatuor défonce magistralement le portail du hard rock ("Hey, Hey Helen"), s'obstine à chatouiller la musique des tropiques ("Tropical Loveland"), emprunte la clavinette funk de Stevie Wonder ("Man in the Middle"), et se lance même dans une authentique pièce de rock progressif ("Intermezzo No. 1"), superbe vulgarisation orchestrale d'un symphonisme rock alors sur le déclin. Communément appelé Limo Album (limousine), ce disque, particulièrement riche et robuste, est probablement celui à conseiller aux réfractaires. L'authenticité qui s'en dégage, notamment par la conservation d'une sonorité typiquement ancrée dans les années soixante-dix, ainsi que sa relative sophistication comparée aux albums ultérieurs, en fait le grand favori du Religionnaire.
| Avis de la Team | | |  | | Religionnaire |  | | StarChild |  |
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