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STYLE : Power metal à la française
DU MÊME ARTISTE :
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Eternal Flight - Under the sign of will - 2007
| 1 | Edge of fire
| | 2 | Dark society
| | 3 | Under the sign of will
| | 4 | The forgotten side
| | 5 | Deaf, dumb, blind
| | 6 | Next ones on the list
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| 7 | Friends
| | 8 | The curse
| | 9 | Miracle man
| | 10 | Ghost (with a different soul)
| | 11 | Friends (Bonus track)
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Rédiger une chronique, ça peut parfois s’apparenter à un pansement que l’on doit arracher rapidement ou à une épine qu’on a, plantée dans l’pied et qu’il faut extraire au plus vite … On n’y arrive pas ! Je veux dire, qu’on aimerait vraiment s’en débarrasser aussi vite que possible : quelques phrases cinglantes histoire de démolir le machin et basta ! Mais voilà : certaines petites choses vous font douter de l’honnêteté de descendre en flamme un album… C'est le dilemme qui est posé par ce deuxième album d’ETERNAL FLIGHT, UNDER THE SIGN OF WILL.
Représentant de la scène heavy française, ETERNAL FLIGHT joue un power metal avec de ci, de là, un peu de speed, une pseudo tendance prog’ et un soupçon de symphonique. Pas le sympho flamboyant de DELAIN ou celui plus heavy de MAGICA ou de EYES OF EDEN. Plutôt ce sympho bouche trou dont on se sert pour foutre des effets de claviers merdiques qui tentent de donner un peu d’ampleur à des titres qui manquent singulièrement d’intérêt. Car c’est un peu ça la force de la scène heavy française : une aptitude à produire des trucs qui sentent le réchauffé, mais d’une force ! Une forte, mais alors très forte impression de déjà-vu, quelque chose de commaque ! On ne peut pas dire que ce soit mauvais. C’est juste, que les compos sont Inintéressantes. C’est un peu le festival du cliché ultra conventionnel en somme. L’artwork de la pochette est d’ailleurs, assez représentatif. Le coté conventionnel à la limite, ce n’est pas un problème tant qu’il y a de l’idée dans les mélodies… Mouais, ben pas ici en tout cas !
Pourtant à la guitare y’a d’l’idée justement, que ce soit dans les outros, les intros (celles de Dark Society et The Curse sont pas mal du tout d’ailleurs), les leads et certains soli. Et si l’on y associe une construction originale de certains titres, on pourrait vraiment se dire qu’il y a là, matière à écouter un bon album. Peut-on dire que ces constructions originales représenteraient la touche prog’ dont on parlait tout à l’heure ? Oui, effectivement surtout qu’on peut y ajouter le caractère assez chiant et peu accrocheur des mélodies. C’est bien ça le problème ! Bon aller, peut être que Next ones on the list ainsi que le titre d’ouverture Edge of fire s’en tirent un peu mieux mais franchement, rien de génial. Les tiroirs que recèlent certains morceaux comportent parfois quelques passages intéressants. Mais la qualité générale, l’impression de redite et la faible production, ne donnent pas envie de revenir dessus pour explorer plus avant.
Il semble que le chanteur bénéficie d’une certaine notoriété auprès des aficionados de la scène heavy française, Gérard Fois étant l'ancien chanteur, auteur-compositeur des défunts DREAM CHILD. Le nom du groupe est d’ailleurs tiré directement du titre du premier album de DREAM CHILD. Mais il faut dire les choses telles qu’elles sont : c’est pas bon le chant ! La voix se pose mal, elle est souvent criarde, sans grande puissance. On a l’impression que ça sonne faux, comme un guitariste qui devrait improviser un solo mais qui ne serait jamais dans le ton : c’est particulièrement significatif sur Dark Society et encore plus abominable sur le titre éponyme.
UNDER THE SIGN OF WILL n’est pas un mauvais album. Il est en tout cas, nettement plus intéressant qu’un PYRO par exemple. Mais malheureusement, les défauts (le chant et la production) et le manque de feeling dans les mélodies en font un album loin d’être indispensable. Le groupe est certainement capable de mieux, mais y’a du boulot !
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