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STYLE : Heavy Metal

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Savatage - Power of the night - 1985

1Power of the night
2Unusual
3Warriors
4Necrophilia
5Washed out
6Hard for love
7Fountain of youth
8Skull session
9Stuck on you
10In the dream
11Power of the night (live) (re-release 2002)
12Sirens (live) (re-release 2002)

      Kanart


13/09/2007    

Power of the night est le troisième album de Savatage et le premier sorti chez Atlantic Records. Il se compose d’une dizaine de titres dont il faut bien le dire, pratiquement aucun ne constitue un réel classique du groupe. Et ce n’est pas sans raison. En effet, autant les deux premiers opus du ‘TAGE étaient vraiment captivants en dépit d’une production pourrie, autant ce troisième album est vraiment… Inintéressant. Linéaire, plat, Power of the night est de loin le moins inspiré de toute la discographie du groupe. On peut juste relever deux petits plus par rapport aux précédents disques : d’une part, le son est un poil meilleur (c’est le célèbre Max Norman qui s’y était collé… Enfin, il était pas si célèbre que ça à cette époque) et d’autre part, le groupe nous montre qu’il est capable de produire un disque heavy bien calibré. Mais bon : ce genre d’exercice de style, einh…

Les envolées dans les aigus de Jon sont toujours bien présentes, quoi que parfois, cela ressemble davantage à des couinements d’un goret qui s’est fait défoncer le groin à grands coups de fils de fer barbelés (Fountain of youth). Quant à la guitare de Criss, c’est un cran en-dessous de ce que l’on avait entendu précédemment. Sur Unusual, son jeu est certes ultra rapide mais alors qu’est-ce que c’est brouillon… Et puis, le titre est vraiment peu intéressant… La section rythmique est fade : c’est la dernière contribution de Keith Collins au ‘TAGE et ça sera vraiment pas la meilleure ! Les compositions sont sans saveur, sans inspiration. Sirens et Dungeons annonçaient un groupe original et ce Power of the night nous ramène sur la voie d’ un heavy ennuyeux à mourir. Une copie des plus grands mais qui ne donne aucun espoir de les dépasser un jour.
Le groupe inclut davantage de claviers dans les compos, comme sur l’intro de Warriors par exemple, laquelle constitue le seul intérêt de ce titre navrant qui réunit peu ou prou, tous les clichés de la chanson heavy metal. Le titre In the dream contient également des passages au clavier mais sonne comme une mauvaise ballade hard FM. Les mélodies de Skull session rappellent Judas Priest… Ou du Dio… J’sais pas trop… Un hommage ou un défaut d’inspiration ? J’peux pas dire… Et Necrophilia ou même le titre éponyme, franchement… C’est super moyen ! Enfin bref…

Il est généralement convenu que le faux pas ultime de la discographie du ‘TAGE est l’album Fight for the rock. Power of the night constitue également un faux pas, mais d’un autre genre celui-là : la panne d’inspiration… Ces choses là arrivent : quel groupe peut se vanter d’avoir une discographie parfaite ? Et puis ce n’est tout de même pas comparable avec… La trahison d’une idéologie ! Mais voilà… C’est pas bon quand même…
Cela ne donne aucune envie de parler des rééditions ultérieures : une est sortie en 1997 qui incluait un onzième titre, une version piano de Sleep issu de l’album Edge Of Thorns (1993) et une autre en 2002 qui ne reprend pas la version piano de Sleep mais inclut deux versions live : l’une de power of the night et l’autre de Sirens. Evidemment, ce n’est pas ça qui va redonner de l’intérêt aux compos inintéressantes de cet album…

Et on ne dira rien concernant la pochette… Houla là là non alors ! Il vaut mieux pas !


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Kanart

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