 ©Replica Records
STYLE : Power Metal Progressif
DU MÊME ARTISTE :
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Outworld - Outworld - 2006
| 1 | Raise Hell
| | 2 | Riders
| | 3 | Warcry
| | 4 | Outworld
| | 5 | City Of The Dead
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| 6 | The Never
| | 7 | Prelude To Madness
| | 8 | The Grey Tide
| | 9 | I Thanatos
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2006 OUTWORLD ... IMPRESSIONNANT ...
Nouveau messie pouvant d’ores et déjà prendre place à la droite de Symphony X ou Dream Theater, Outworld est un groupe qui devrait faire des envieux, voir susciter bien des jalousies au pays du power métal progressif. Déjà un évènement avant l’heure, précédé par la rumeur et l’adoubement divin d’un John Petrucci, référence en son église, la rencontre avec ce disque devrait en bousculer plus d’un, voire opérer quelques changements climatiques nécessaires. Volontairement coupable de hautes ambitions, agent provocateur de superlatifs, Outworld ne fait pas de sentiment et met directement la barre hors de portée du commun du métal en livrant un premier essai ahurissant de maîtrise technique. Bien sur, comme tout futur grand, si une certaine emphase, un manque d’émotion pourront être reprochés à l’animal, il n’en demeure pas moins que l’album est d’une matière rarement approchée ces derniers temps.
Etonnante affaire que ce groupe voué à l’excellence. Techniquement, tout d’abord, car dès l’impressionnant titre d’ouverture, Raise Hell, ce n’est pas de haut niveau qu’il s’agit, mais bien d’une performance soutenue, d’un évènement à classer au rang du certifié hors norme, a qui nous avons à faire. En effet, car si l'on songe à toutes les composantes mises en œuvre pour que le résultat ne soit pas le fruit du hasard, on ne peut que rester interdit devant la convergence de talents à l’initiative de cet album. Dans cette mouvance de talents, à tout seigneur, tout honneur, la mention la plus spéciale revient sans conteste à Mr Rusty Cooley. Cooley, guitariste étourdissant, à la limite de la perfection, dont le jeu frappe du sceau de l’exception chacune de ses interventions. D’ailleurs, que l’on soit adepte du sweeping, du tapping et autre picking enchaînés ou déclinés à grande vitesse, ce disque vous est d’ores et déjà prescrit, quitte à augmenter le réchauffement de la planète.
Cependant, bien qu’unique en son genre, Cooley a besoin d’une assistance tout risque et, dans cet ordre, la palette de compétences lui étant associée est de tout premier plan. Avec un chanteur, Kelly Sundown Carpenter, pour qui prouesse vocale rime avec ordinaire, un bassiste au slap percutant se permettant le loisir de quelques solos biens placés, un batteur plutôt bien caréné et des claviers inspirés, on entre dans une dimension dépassant la plupart des concepts actuels. Musicalement, bien que les échanges soient de très forte densité, les duels sans faiblesse et les compositions vraiment très travaillées, si certains regretterons l’effet de démonstration qui parcoure ce disque, c’est sans compter sur l’indulgence des autres face à une telle débauche de classe. Certes, trop d’effets de manche, un singulier manque d’émotion pourront noircir le tableau, mais ce serait mensonge que de ne pas saluer le calibre saillant de compositions aussi riche que Warcry, Riders, ou bien The Grey Tide.
Hormis quelques réserves et un récent changement de line up, pas vraiment d’inquiétude pour l’avenir, car Outworld a largement le temps pour peaufiner une formule qui devrait lui permettre de rayonner sur un auditoire avide de sombre puissance et offensives multiples. Impressionnant.
| Avis de la Team | | |  | | Kanart |  | | StarChild |  |
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