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STYLE : Cyber Black Metal
DU MÊME ARTISTE :

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Kadenzza - Into the Oriental Phantasma - 2003
| 1 | Kamikaze Blows
| | 2 | Mononoke (God of Worms)
| | 3 | Wheel of Fortune
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| 4 | Endless Labyrinth, Suite Opus 5: Scarlet Messiah/Reincarnated Evil
| | 5 | Lament 1999
| | 6 | War Phantasma, Suite Opus 4: The Last Slaughter's Remembrance
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Au moment où je rédige cette chronique « Kamikaze Blows » envoie ses blasts siliconés dans mes tympans, la Tévé est allumée et engage contre mes neurones un duel acharné, diarrhée d'images, Nicolas au Brésil avec le père noël et la crise économique d'Ingrid Hortefeux contre les anarcho autonomes et la montée de l'illetrisme dans les centres de rétention Israélo-Palestiniens... l'année 2008 se termine, lot d'évènements bordéliques qui débordent d'une télé-poubelle de plus en plus ordurière.
« Wheel of Fortune » numéro pétardant d'héroïsme guitaristique, s'enfonce dans une espèce de techno-black-thrash avec des samples made in Taïwan avant de repartir de plus belle dans du NWOBHM baroque dopé à l'orgue. La poubelle émet alors un reportage sur cette france qui travaille lors des fêtes de noël, ces courageux chevaliers du capitalisme qui n'ont pas peur des heures sup' non rémunérées, tiens, on nous ressort Bernard Tapie du placard, une nouvelle pièce de théatre, une autre salve d'immondices. Seulement c'est « Endless Labyrinth » qui constitue mon fond sonore, sorte de Boléro dégénéré aux allures de mechwarrior sous perfusion, fin duvet protecteur contre l'agression de l'écran, contre ces jeunes qui passent les fêtes à Disney Land, contre le téléthon, contre Raymond Domenech et Hélène Ségara.
You Oshima, homme orchestre, Mike Oldfield du futur en titane kevlar, puppet master de l'entité Kadenzza, éructe un chant black pas tout à fait black mais tout à fait jouissif; quand il chante, adopte une inflexion hautaine qui n'est pas sans rappeller Garm d'Arcturus. On ne se rend pas vraiment compte qu'on assiste à un truc vachement progressif tant cette impression d'écouter un écureuil sous cocaïne persiste. Pourtant Into The Oriental Phantasma est bourré de plans, de claviers (Ars Nova n'est pas loin), de riffs, de samples totalement fondus comme ce speech d'Hitler super fun mouliné au vocodeur sur le frénétique « War Phantasma » sur fond de chant incantatoire. Ca flambe, ça pète, ça explose dans tous les sens jusqu'à ce que, fatigué, Oshima se décide à jeter l'éponge.
Le premier jet de Kadenzza a ce goût fantastique des articles de pacotille qui, à mimer le grandiose, produisent une esthétique complètement timbrée, un peu comme ces chocolats Roumains, alors que le palais attend une délicieuse couche de génoise il croque dans un morceau de beurre et finalement c'est pas si dégueu, enfin si, quand même un peu, mais ça reste comestible. On recommandera vivement de patcher à ce disque un visionage intensif de TF1.
| Avis de la Team | | |  | | Melmoth |  |
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