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STYLE : Rock

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Genesis - Calling All Stations - 1997

1Calling All Stations
2Congo
3Shipwrecked
4Alien Afternoon
5Not About Us
6If That's What You Need
7The Dividing Line
8Uncertain Weather
9Small Talk
10There Must Be Some Other Way
11One Man's Fool

      ElRapace


25/02/2008    

Après de belles années en tant que fer de lance du rock progressif, Genesis évolue en trio depuis 1978, année de l’album bien nommé And Then There Were Three. Petit à petit une orientation musicale plus grand public se dessine. Elle leur apporte alors un succès commercial de plus en plus important qui les propulse parmi les meilleurs vendeurs de disques de la planète. Cette réussite les mène jusqu’à l’album We Can’t Dance en 1991 et la gigantesque tournée mondiale qui s’en suivi. Mais après ce dernier épisode, Phil Collins décide de se consacrer pleinement à sa carrière solo, par ailleurs elle aussi couronnée de réussite et abandonne le navire à Tony Banks et Mike Rutherford.

En 1997, ce duo s’attaque à la réalisation d’un nouvel album. C’est donc fort logiquement que les deux hommes recrutent un nouveau chanteur en la personne de Ray Wilson, qui les avait impressionnés avec son précédent groupe Stilskin. Suite à une audition réussie, ce jeune écossais, âgé alors de moins de 30 ans, intègre le combo et en devient la voix pour quelques temps. Cette nouvelle formation enregistre l’album Calling Stations, qui comprends principalement des compostions signées Banks et Rutherford. Wilson, engagé alors que le processus d’écriture est déjà bien abouti, est finalement associé à la création de trois morceaux. Et le moins que l’on puisse dire est qu’ils n’ont rien perdu de leur verve, les titres sont très réussis, même s’ils semblent plus sombres et moins évidents que sur les albums précédents.

En ouverture, le titre éponyme, Calling All Stations annonce le changement. Des guitares saturées, puis la voix qui vient se couler à la perfection sur la musique. D’entrée, Ray ne cherche pas à se mettre dans la peau d’un autre, mais à se fondre dans un ensemble homogène, tout en conservant sa personnalité. Malheureusement cela se gâte sur Congo, premier single sorti peu avant l’album, qui affiche franchement une tendance racoleuse, trop commerciale : ce qui sans la touche Collins, dont on connaît l’excellence à faire des tubes, ne fonctionne pas et rends le morceau assez indigeste.
Cependant, le talent des musiciens, comme celui du chanteur se fait entendre sur des morceaux comme Shipwrecked, le second extrait de l’album ou encore Not About Us, ballade réussie sortie en single uniquement aux Etats-Unis dans l’indifférence générale.

Pour les plus grands bonheurs des fans, Genesis renoue ici avec des morceaux longs, plus complexe, plus proche du rock progressif des débuts, comme Alien Afternoon ou The Dividing Line. Ainsi, le remarquable There Must Be Some Other Way, coécrit par Wilson, a tout pour devenir une pièce classique de leur répertoire. Le chant sait se faire doux, mais aussi nerveux à d’autres instants. Les claviers de Banks sont bien présents, toujours à la rechercher d’un son original. La guitare de Rutherford est efficace sans se mettre trop en avant, mais plus structurante. Bien sur les comparaisons sont légions. Wilson est-il à la hauteur de Collins ? Est-ce qu’il n’a pas un timbre de vois proche de Peter Gabriel ? Que de questions inutiles. Il faut écouter ces chansons sans préjugé pour les apprécier pleinement, mais au vu de l’histoire de Genesis c’est certainement trop demander.

Pourtant, cet album a pleinement sa place dans la discographie des anglais. Même si il n’est pas exempt de reproche, il constitue le début d’une nouvelle ère malheureusement avortée. En effet, bien que ce disque soit relativement bien accueilli sur le vieux continent, ce n’est pas le cas aux Etats-Unis et la tournée américaine du groupe est purement et simplement annulée. Au final, Tony Banks et Mike Rutherford décident de ne pas donner de suite et Ray Wilson est naturellement remercié. C’est fort dommage, car ici la créativité est bien au rendez-vous. A mon avis Genesis avait un avenir avec Ray Wilson, qui était prêt à prendre part aux nouvelles compostions, sachant qu’il bourgeonnait d’idée. Il était là aussi pour insuffler un sang neuf, mais la loi du marché a mis un terme à cette association.

En résumé, un album original dans le parcours de Genesis qui peut fièrement figurer dans la discographie du groupe.


Avis de la Team

Les internautes ont la parole! : 1 message(s)    Laisser un message

Fishbowlman  24/05/2008    avis

Très bon album, même si il contient quelques défauts, un peu maladroit dans sa construction ! Phil Collins ne manque absolument pas (au chant tout du moins, à la batterie c'est autre chose), la présence de Ray Wilson permet de moderniser la machine. On retrouve même un côté prog comme on n'en avait plus vu depuis Duke.
Quelques longueurs parfois, mais heureusement compensé par des moments magnifiques (Calling All Stations, Alien Afternoon, If That's What You Need, There Must Be Some Other Way, One Man's Fool) et quelques éléments recyclés sur les albums précédents, on peut parler de renouveau mais pas vraiment de révolution. Mais ça reste bien plus intéressant que ce qu'ils ont pu faire dans les années 80.



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