 ©Deram
STYLE : Rock Progressif
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Caravan - For Girls Who Grow Plump in the Night - 1973
| 1 | Memory Lain, Hugh, Headloss
| | 2 | Hoedown
| | 3 | Surprise, Surprise
| | 4 | C'thlu Thlu
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| 5 | The Dog, the Dog, He's at It Again
| | 6 | Be All Right / Chance of a Lifetime
| | 7 | L'Auberge du Sanglier / A-Hunting We Shall Go / Pengola / Backwards / A-Hunting We Shall Go
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1973 n’est pas une année sous le signe de la stabilité pour Caravan. Le chassé croisé des deux frères Sinclair, membres fondateurs, aboutit au départ de Richard pour accueillir de nouveau Dave. Le quintet sera au final composé de trois nouvelles recrues, soigneusement choisies via de véritables auditions, une nouveauté pour le groupe.
Certes, la perte de Richard Sinclair, et ses délicieux dénivelés vocaux qui enchantaient In the Land of Grey and Pink, est regrettable, mais elle est ici largement compensée par la richesse instrumentale et symphonique façonnée par ce nouvel ensemble. La confirmation de l’emprise de Pye Hasting, guitariste et chanteur, confère cette fois-ci une coloration rock à l’opus, appuyée par une nouvelle rythmique basse/batterie plus véloce et dynamique. Qui eut cru que Caravan, une des figures de proue du son léger et raffiné de Canterbury, glisserait vers le rock progressif ? Il faut croire que l’instabilité est parfois salvatrice. Ce n’est pas King Crimson qui nous contredira.
Les pièces les plus ambitieuses demeurent les plus réussies, gommant les défauts et longueurs des morceaux aventureux passés, « Nine Feet Underground » en tête. Leur structure reste relativement condensée, mais la richesse des ambiances et leurs changements incessants ne cessent de surprendre. Le textuellement libertin « The Dog, the Dog, He's at It Again » par exemple, conjugue une première partie romantique avec un improbable et incroyable solo de clavier stratosphérique, qui constitue un des moments forts du disque. Comment ne pas citer également le très rock « Memory Lain, Hugh, Headloss » condensé de savoir faire, enchainant des thèmes passionnants durant 9 minutes enlevées. Ou encore la suite instrumentale qui conclut l’album, exploitant les arrangements symphoniques de façon optimale, en particulier durant la majestueuse et poignante reprise de « Backwards », empruntée à Soft Machine.
Œuvre mature, For Girls Who Grow Plump in the Night révèle un audacieux et réussi virage vers un rock progressif parmi les plus séduisants de la période, déjà peu avare en sommets. A ranger sans hésiter à côté d’un certain Dark Side of the Moon sorti la même année.
| Avis de la Team | | |  | | PinkZeppelin |  |
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