 ©Samson Records/E1 Entertainement
STYLE : Hard Rock / Supergroup
DU MÊME ARTISTE :
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9 Chambers - 9 Chambers - 2011
| 1 | Life Moves On
| | 2 | Majick Number
| | 3 | One Thing Missing
| | 4 | Know Your Enemy
| | 5 | What's It Gonna Get U
| | 6 | All But Done
| | 7 | Bury Yourself
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| 8 | Can't Turn Your Back
| | 9 | Other Side Of Time
| | 10 | Indeed The Sun
| | 11 | Use U Up
| | 12 | Cut-n-Runn
| | 13 | No Escape
| | 14 | Darker Side Of Sunshine
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Supergroupe. Voilà peut être le terme le plus utilisé en matière de rock dans les années 2000. Cette réunion de gloires de la musique a donné de multiples résultats allant de la récréation musicale à utilité limitée (Black Country Communion, Chickenfoot...) au All Star Band destiné à tout écraser sur son passage (Down, alliant le meilleur de la scène NOLA) en passant par l’intéressant The Dead Weather et le moins percutant The Raconteurs. A cette liste non exaustive et à qualité variable, il est nécessaire maintenant de rajouter 9 Chambers, quatuor de L.A. Comptant en ses rangs des dissidents d'Alice Cooper, Gov't Mule, DIO et Monster Magnet. Ces derniers semblent n’avoir jamais renié l’idée du hard rock à l’américaine, faite de riffs et de grosses rythmiques binaires, soutenant une voix aigue et cajolante, enchainant les couplets/refrains pour faire lever les mains et hurler les femmes. Né de la rencontre entre Greg Hampton (Alice Cooper, Lita Ford…) et Ed Mundell qui a récemment lâché Monster Magnet, 9 Chambers profite de la compétence de ces deux bretteurs de talent en matière de rock frais et riffs percutants. L’association au line up de Jorgen Carlsson (bassiste virtuose de Gov’t Mule) et Vinny Appice (sorte de légende qui accompagna DIO dans toutes ses aventures, Black Sabbath inclus) permet de parler ici de Supergroupe avec un « S » majuscule et de s’enthousiasmer pour la publication de leur premier opus éponyme au début de l’automne 2011.
Les 14 titres qui composent cet album font donc la part belle aux guitares, puisque les deux têtes pensantes de ce projet ne brille qu’avec 6 cordes entre les doigts et l’on notera avec plaisir l’utilisation en masse des pédales d’effets chers à Mister Mundell (« Darker Side Of Sunshine », « Other Side Of Time »…). Les titres forts s’enchainent avec aisance, rappelant de ça de là la patte « Monster Magnet » (« Life Loves On », « Indeed The Sun ») ou l’influence du rock made in L.A. (« Majick Number », «Know Your Enemy »). Le quatuor déroule son gros rock sans chercher ailleurs que dans les chemins balisés qui ont fait leur carrière, la section rythmique quatre étoiles se fait entende, principalement sur « One Thing Missing » ou « Use U Up », titre où Jorgen Carlsson vole la vedette à ses trois compère le temps d’une intro massive. Le combo nous sert bien évidement la balade US qui va bien (« Can't Turn Your Back ») et fait pleuvoir les soli dès que cela est possible. Tous les codes de l’arena rock sont usés jusqu’à la corde dans cet opus à la production impeccable, vraiment costaud, quoiqu’un poil long où finalement seul la voix d’Hampton finit parfois par lasser.
9 Chambers porte clairement les stigmates d’un album de stars rompus à l’exercice rock et oscille entre morceaux de bravoure et manque parfois flagrant d’originalité. Le talent de ses compositeurs et le plaisir de jouer que ces derniers se ressent derrière chaque note et tout cela fait de ce premier effort un opus joyeux et plaisant, à défaut de vraiment apporter quelque chose de nouveau. Reste que voir un tel line up sur scène est une idée qui à elle seule justifie l’existence de ce Supergroupe « série B » dont on espère d’autres publications dans les années à venir.
Site Officiel de 9 Chambers
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